Le portrait d'un disciple du Christ

Lectio Divina

Jésus envoie les douze en mission, en leur donnant pouvoir sur les esprits mauvais, et en leur enjoignant de ne rien apporter avec eux.

Ce que Jésus demande à ses disciples, c’est bien ce qu’il vivait lui-même. Le don total de soi, et une confiance illimitée en son Père.

Comme Jésus, les disciples ne se donnent pas une mission, ils le reçoivent de lui. C’est en son nom, qu’ils sont envoyés, c’est en son nom qu’ils chassent les démons, et qu’ils guérissent les malades. Tant que le disciple reste attaché à son maître, il fera de grandes choses. Il proclamera l’évangile, il expulsera les démons, et il redonnera la santé à ceux qui sontmalades.

Et pourtant, nous connaissons bien les risques et les tentations de la mission ; que nous soyons prêtres, religieux (ses) ou laïcs engagés dans les différents mouvements, nous sommes tous au service de l'Évangile.

Tant que nous nous rappelons que la mission qui nous est confiée n’est pas la nôtre, mais celle du Christ que nous sommes appelés à continuer, nous resterons, comme les branches dela vigne, bien attachées à la vigne, alors nous porterons du fruit.

Mais, si, par malheur, nous commençons à nous attacher d’une manière désordonnée à notre mission, à vouloir la faire nôtre, nous accrochant au pouvoir, à l’avoir, aux personnes et aux situations, nous ne serons plus en « Église », liés à une communauté qui nous envoie, nous soutient, et attend de nous que nous lui soyons liés, comme la branche à la vigne.

Le problème est là : si souvent nous commençons par « prendre pour nous » la mission confiée, elle devient notre « propriété privée », et alors nous ne pourrons porter du fruit.

L’évangéliste Marc nous donne aujourd’hui le vrai portrait d’un disciple du Christ. Il est libre, parce qu’il reste attaché au Christ, écoutant sa Parole, cherchant à transmettre, non pas ce qu’il pense lui-même, mais ce que le Christ dit à travers son Église. Nous ne sommes que les « instruments » de son évangélisation. Le Christ nous confie une mission, mais nous devons veiller à la remplir, gardant les yeux fixés sur lui.

Si nous vivons ainsi notre mission, nous trouverons vite que le Christ nous accorde tout ce dont nous avons besoin. Nous connaîtrons certes, des difficultés inévitables, d’être rejeté, méconnu, mal compris, mais le Seigneur veille. Si nous consentons à aller « sans sac, nimonnaie, ni vêtement de rechange », c’est-à-dire, comptant uniquement sur la Providence de Dieu, alors, nous ne serons pas déçus, car celui qui compte sur le Seigneur n’avancera jamais seul dans la vie.

Mais avons-nous cette confiance illimitée dans la bonté de Dieu, croyons-nous qu’il est capable de nous donner, au fur et à mesure ce dont nous avons besoin ? (cf. Lc 12,22-32) Soissans crainte, le Bon Berger veille sur ses brebis.

La Rédaction