Avent : Veillons !

Lectio DIvina

Heureux plutôt celui qui fait la volonté de Dieu » Luc 11, 28

« Veillez » ! Le maître mot de la Liturgie de l’Avent ! Veillons, car nous ne savons pas l’heure ou le Maître de la maison viendra. (cf. Mc 13,35)

Nous avions entendu, il y a quelques dimanches, le récit des vierges folles qui n’ont pas su veiller. Alors, comment avons-nous à veiller et pourquoi ?

Pour nous chrétiens, il s’agit d’une attitude du cœur. Un cœur qui veille, qui écoute, qui est attentif à tout ce que le Maître peut dire, peut vouloir de nous. Et pourquoi ? Non pas tant par peur, comme le serviteur, qui, ayant reçu un talent l’a enfoui par peur de son maître ; mais plutôt parce que notre désir le plus profond est d’entrer dans le Royaume préparé pour nous par le Maître, le Christ, Celui qui viendra ! Veiller, c’est donc tenir notre lampe allumée.

Garder notre cœur ouvert à la Parole de Dieu qui nous est donnée chaque jour en nourriture. Garder notre cœur attentif à la « voix » de l’Esprit Saint qui nous parle au fond de nous-mêmes, dans ce « sanctuaire intime » de notre conscience. Nous savons bien qu’il n’est pas facile de rester « éveillés », de demeurer vigilants dans la prière, dans l’attente de l’Esprit. Trop souvent nous sommes « endormis » par nos habitudes de vie: " Tout le monde fait comme ça, alors pourquoi pas moi " ? " Ce n’est pas si grave que ça ".

Mais ces petites inattentions à l’Esprit qui nous habite, à la Parole qui nous est donnée, nous mène peu à peu à l’endormissement spirituel, où nous n’entendons plus la voix du Christ. « Heureux plutôt celui qui fait la volonté de Dieu »(cf. Lc 11,28), nous dit Jésus. Or faire la volonté de Dieu demande un discernement, une attention aimante à ses commandements, pour répondre avec toujours plus de profondeur à notre vocation de baptisés. Nous avons donc besoin de veiller, d’entretenir la flamme de l’amour que l’Esprit Saint a posé dans notre cœur.

Or, nous pouvons l’entretenir par les Sacrements ; l’Eucharistie, le Sacrement de la Réconciliation, reçus avec plus d’attention et d’amour au cours de ce temps fort liturgique de l’Avent. Nous l’entretenons aussi par la méditation et la contemplation de la Parole de Dieu, pour faire d’elle notre nourriture quotidienne.

Nous l’entretiendrons enfin par les efforts de charité, de partage, de pardon que nous vivrons avec ceux et celles qui nous entourent. Voilà des fruits « mûrs » de notre vie avec le Christ. Oui, veillons, pour que, tout au long de ce temps qui nous prépare à la venue du Sauveur, notre cœur profond devienne un cœur qui écoute, qui accueille et qui répond à l’Amour de Dieu.

La rédaction