Nativité de Jean Baptiste

24 juin 2018 Pain Hebdomadaire du Catholique par Théodore C. Loko

Le Pain hebdomadaire du catholique - Dimanche 24 juin 2018

Textes du jour

Première lecture :  Isaie 49, 1-6

Psaume : 138

Deuxième lecture :  1 Pierre 1, 8-12

              Evangile :  Luc 1, 57-66.80

Commentaire

L’Eglise fête en ce jour la naissance de Saint Jean Baptiste. Dieu a fait grâce à Elisabeth et Zacharie. Il leur a donné la joie d’avoir un fils. Dieu fait grâce à son peuple et à toute l’humanité. Il voit les souffrances de son peuple. Beaucoup sont enfermés dans la violence, la haine, l’égoïsme, la rancune. Tout cela ne fait  qu’enfoncer l’homme dans son malheur.

Mais comme il l’a fait au temps de Moïse, Dieu intervient pour lui ouvrir un chemin de libération. Au temps de Moïse, Dieu a libéré le peuple hébreu. Désormais, il va le faire pour tous les hommes de tous les temps.

La mission de Jean sera précisément d’annoncer et de préparer la venue du Sauveur. Dieu fait grâce, oui, mais sa grâce invite à la conversion, au retournement. On ne peut accueillir le Christ Sauveur qu’en accueillant le message de Jean Baptiste : « Convertissez-vous »,

Pour manifester le lien intime que le Seigneur a tissé entre Jésus et son précurseur, Luc nous conte leurs enfances en des récits parallèles où la “supériorité” de Jésus éclate nettement. Dieu s’est souvenu du nom du serviteur dès les entrailles de sa mère (1ère lecture). Les voix du prophète et d’Israël s’entremêlent dans ce chant adressé aux nations. Comme la Parole de Dieu incarnée en Jésus (Hb 4, 12), la bouche du serviteur est une épée tranchante. Elle appelle à discerner et choisir. De fait, il est destiné à être une lumière permettant aux nations d’accéder à la bonne nouvelle du salut. Rude tâche aux fruits invisibles ou si ténus que le découragement peut gagner : Je me suis fatigué pour rien...  Dès les entrailles de sa mère pourtant,il a bien été appelé par le Seigneur qui s’est souvenu du nom qu’il lui destinait depuis toujours (cf. évangile).

Aujourd’hui il se souvient comme jamais et définitivement, de son alliance, il envoie son Fils et fait reposer sur lui sa grâce (Lc 2, 40). Avant de l’annoncer, Jean va séjourner longuement au désert, récapitulant ainsi toute l’attente de son peuple depuis ses quarante années dans le désert. Et en signe de cette conversion, il proposait un baptême de pénitence. Ce n’était pas le baptême chrétien que nous avons reçu. C’était simplement une réponse à tous ces gens qui demandaient à Dieu de les purifier de leurs péchés. Mais le plus important était à venir : « Moi, je vous baptise d’eau; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. Lui, il vous baptisera dans Saint-Esprit et le feu. »

A la suite de Jean Baptiste, nous sommes tous appelés à préparer la venue du Sauveur dans nos vies, nos familles, nos associations et nos divers lieux de travail et de loisirs. Préparer les chemins du Seigneur, c’est enlever toutes les pierres qui font mal, c’est aplanir toutes les montagnes d’égoïsme, c’est combler tous les fossés creusés par l’indifférence.

 Théodore C. Loko   

Ambassadeur Théodore C. Loko
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