Dimanche 10 décembre 2017 - En ce temps de l'Avent, se redresser pour collaborer au projet de Dieu

Pain Hebdomadaire du Catholique par Théodore C. Loko

Le Pain hebdomadaire du catholique - Dimanche 10 décembre 2017

Textes du jour

Première lecture :  Isaie 63

Psaume : 84

Deuxième lecture : 2 Pierre 3,8-14

Evangile : Marc 1, 1-8

Commentaire

En ce temps de l’Avent, les textes liturgiques de ce dimanche invitent chacun de nous à se redresser et à se reprendre vigoureusement en main pour collaborer au projet de Dieu qui veut sauver son peuple et lui manifester sa gloire.

Dans la première lecture, les premiers mots sont de la deuxième partie d’Isaïe (40-55) appelée livre de la consolation. Le prophète, appelé souvent le second Isaïe, s’adresse à ses frères qui, depuis une quarantaine d’années, attendent, en Babylonie, leur retour prochain à Jérusalem, sans savoir quand il aura lieu.

Par sa bouche, Dieu appelle ceux qui détiennent quelque pouvoir dans la communauté d’Israël dlecture, éportée à remettre debout ceux qui n’en peuvent plus, à les consoler. Consoler, c’est d’abord ouvrir les bras pour tarir les larmes.

C’est en même temps trouver les paroles justes qui, sans chercher à effacer la peine, sont capables de la rendre supportable : paroles et comportements qui rendent vivables des situations difficiles. Consoler, c’est, au fond, rouvrir une capacité à envisager un avenir où il est possible à nouveau d’attendre sans désespérer. L’Église reprend avec force le cri des prophètes : « Voici votre Dieu qui ne cesse de vous aimer. »

Dans sa lettre, l’apôtre Pierre nous parle précisément de cette venue du Seigneur. Il s’adresse à des chrétiens qui l’attendent avec impatience. Mais ces derniers finissent par se poser des questions : Ils constatent que rien ne semble bouger. Alors l’apôtre leur explique que Dieu ne mesure pas le temps comme nous : il est éternel ; pour lui, il n’y a pas d’avant ni d’après. De plus, il donne à chacun le temps qu’il faut pour se convertir. Un jour, la fin du monde viendra : il y aura des cieux nouveaux et une terre nouvelle. L’important c’est que nous soyons tendus vers la pleine réalisation de ce grand projet de Dieu.

Sur notre route de l’Avent, nous trouvons également Jean Baptiste, le dernier prophète de l’Ancien Testament. Ce qui frappe, c’est son humilité, son effacement. Il avait tout pour réussir, pour jouer au Messie dont les foules rêvaient. Il s’est obstiné à rester dans l’ombre, dans l’oubli de soi. Il vient accomplir ce qui avait été annoncé par le prophète Isaïe. Il est la voix qui crie dans le désert : « Préparez les chemins du Seigneur, aplanissez sa route. »

Marc nous le montre en ascète du désert, proche des courants du Judaïsme qui prônaient un retour à la vie primitive d’Israël, avec un souci constant de purification par l’eau. C’est probablement dans ce milieu que s’origine l’action de Jésus et de son “groupe”.

Mais Marc l’en distingue par la nature du baptême qui est devenu le premier signe d’appartenance à l’Église. Il ne s’agit plus seulement de conversion et de pardon, mais d’un plongeon (sens premier du mot baptême) dans la mort et la résurrection du Seigneur. Telle est l’œuvre de l’Esprit.

Jean est " plus qu’un prophète " (Lc 7, 26). En lui l’Esprit  Saint  accomplit de " parler par les prophètes ". Jean achève le cycle des prophètes inauguré par Elie (cf. Mt 11, 13-14). Il annonce l’imminence de la Consolation d’Israël, il est la " voix " du consolateur qui vient (Jn 1, 23 ; cf. Is 40, 1-3). Comme le fera l’Esprit de Vérité, " il vient comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière " (Jn 1, 7 ; cf. Jn 15, 26 ; 5, 33).

Au regard de Jean, l’Esprit accomplit ainsi les " recherches des prophètes " et la " convoitise " des anges (1 P 1, 10-12) : " Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit (...). Oui, j’ai vu et j’atteste que c’est Lui, le Fils de Dieu. (...)  Voici l’Agneau de Dieu " (Jn 1, 33-36). (CEC 719).

 

 Théodore C. Loko   

Ambassadeur Théodore C. Loko
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