Dimanche 12 novembre 2017 - Le Royaume de Dieu

Pain Hebdomadaire du Catholique par Théodore C. Loko

Le Pain hebdomadaire du catholique - Dimanche 12 novembre 2017

Textes du jour

Première lecture :  Sagesse 6, 12-16

Psaume : 62

Deuxième lecture : 1 Thessaloniciens 4, 13-18

Evangile : Matthieu 25, 1-13

Commentaire

Les textes liturgiques de ce dimanche nous parlent du grand passage que Jésus appelle Royaume de Dieu.

Dans la première lecture, nous découvrons que la sagesse qui vient de Dieu précède toute démarche, toute volonté d’aller vers elle : « Avant les siècles j’ai été formée, dès le commencement, avant l’apparition de la terre. » (Pr 8, 23). Elle nous est présentée comme une femme toujours jeune aux yeux de qui la cherche : « C’est elle que j’ai aimée et recherchée depuis ma jeunesse, j’ai cherché à la prendre pour épouse, je suis devenu l’amant de sa beauté. » (Sg 8, 2). La sagesse ne se conquiert pas, elle se donne et transforme celui qui la reçoit jusqu’en son intimité la plus profonde.

Comme une réponse à l’action incessante de la sagesse, le psaume traduit la reconnaissance de l’action de Dieu dans nos vies. C’est en tout temps qu’il nous habite. Même si la vie quotidienne et ses multiples occupations nous absorbent et nous accaparent, Il est là. Notre souci, notre désir de Dieu peut se réveiller de l’aube à la nuit et nous mener à la paix du cœur.

Comme signalé plus haut, dans l’Évangile, Jésus nous parle précisément de l’avènement du règne de Dieu et du retour du Messie. Dans notre parabole d’aujourd’hui, il se présente comme l’époux qui est attendu par dix jeunes filles. Celles-ci veillent pour partager la joie de la fête. Ce n’est donc pas l’heure terrible du châtiment mais bien plutôt l’heure de la joie. Mais l’époux tarde à venir ; il faut veiller, garder son cœur en état d’éveil. Cette lampe qui doit rester allumée c’est celle de notre amour. L’huile qui ne doit pas manquer c’est la Parole de Dieu et les sacrements qui nourrissent notre vie. Si nous n’avons pas cette huile, notre lampe s’éteint et notre vie ne porte aucun fruit.

Devant cet événement, certains sont disponibles : ils se sont laissés travailler par la grâce de la Sagesse et sont prêts pour la plus haute union ; d’autres ont encore des urgences, des occupations, résultat d’une certaine « légèreté de l’être » : ils ont vécu dans une certaine insouciance vis-à-vis de l’essentiel, au profit de la vitesse et de la multiplicité des offres qui nous sont faites à toute heure du jour et de la nuit. On pense à Marthe : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. » (Lc 10, 41-42).

Il y a des moments qui portent moins à conséquence, mais quand se produit l’incontournable rencontre, tout peut être changé : ce qui a été vécu, et la manière dont il l’a été, ne se rattrape pas.

« Si aujourd’hui nous ne sommes pas prêts, comment le serons nous demain ? » (CEC 1014)

 Théodore C. Loko    Ambassadeur Théodore C. Loko
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