Après les Examens, Anticiper !

Examens Enticipés

Avec plusieurs mois de grève dans le secteur de l’éducation au niveau public, il fallait être fin devin, à défaut d’être Dieu, pour savoir que les examens devant sanctionner les études de nos écoliers et élèves devant les passer, auront lieu. Car les revendications sur fond de jusqu’au-boutisme de nos centrales et confédérations syndicales étaient telles qu’il fallait d’abord savoir quand prendront fin leurs grèves, avant de penser à la reprise des cours dans les classes. Ceci, en attendant une éventuelle organisation des examens de find’année scolaire. Finalement et fort heureusement alors il y a eu plus de peur que de mal ! Entre temps, les cours ont repris, suite à la levée des différentes motions de grève qui n’en finissaient pas de tomber sur la table du ministre duTravail et de la Fonction publique sans oublier celles des ministres en charge des différents ordres d’enseignement. Revenus donc à de meilleurs sentiments et écoutant les cris de coeur pour ne dire de détresse des parents d’élèves qui les invitaient à user de discernement, nos responsables syndicaux et leurs bases ne sont donc pas restés sourds aux appels au dialogue avec le gouvernement, afin de trouver le terrain d’entente qui aboutirait à la reprise des activités pédagogiques dans nos écoles, lycées et collèges publics. Et une fois encore, nos enseignants ont fait preuve d’esprit de sacrifice, prouvant une fois encore à ceux qui en doutaient, que les biens matériels et autres revendications d’ordre corporatiste ne doivent nullement les amener à hypothéquer l’avenir de nos enfants. Faisant ainsi preuve de bonne foi, ils ont pris le contre pied de ceux qui les taxaient déjà d’être des jusqu’au-boutistes qui n’ont d’yeux que pour leurs intérêts égoïstes. Prenant ensuite la mesure de la situation, et conscientes que nous avons frôlé le pire pour notre système éducatif déjà très à mal, nos autorités en charge du secteur de l’éducation ont dû réaménager le calendrier scolaire à bon escient. Ainsi, une rallonge de deux moisa été décrétée pour poursuivre le cours, tout en colmatant les brèches occasionnées par trois mois de grève qui ont forcément des répercussions fâcheuses sur les niveaux de nos écoliers et élèves du secteur public. Ainsi, couci-couci nos enseignants ont fait ce qu’ils ont pu, pour rattraper ce qui a pu l’être et pour redonner espoir aux parents qui seposaient mille et une questions relatives à la validation del’année scolaire et au déroulement effectif des différents examens. Désormais, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que le Cap, le Cep, le Bepc, le Bac et d’autres examens aux options techniques et spéciales intermédiaires ou non auront lieu, et nous permettront de conclure que l’année scolaire 2017-2018 s’est achevée tout de même, malgré quelques couacs évidents.

C’est vrai aussi que les niveaux intellectuels de nos enfants auront pris un coup, et que nous aurions souhaité que ces mouvements de grève n’eussent pas lieu du tout, afin de leur permettre d’avoir une véritable année scolaire pleine et totale sur laquelle l’on n’ait pas à redire. Hélas ! De deux maux, il faut choisir le moindre, dit l’adage. Tout en méditant cela, nous voulons croire que tout ce qui s’est passé au cours de cette année scolaire finissante nous instruira, et surtout nos gouvernants et autorités du secteur du système éducatif, afin qu’avant la prochaine rentrée des classes, des dispositions idoines et conséquentes soient prises, pour qu’ils nous évitent les péripéties, les tribulations, les incertitudes et les incohérences qui ont failli faire invalider l’année scolaire, non sans hypothéquer sur bien des plans l’avenir de nos enfants. C’est donc maintenant qu’il faut commencer par s’asseoir pour discuter, pour négocier et pour s’entendre sur un minimum, en parant au plus pressé. Anticiper alors pour ne plus être surpris et déçu.

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Abbé Crépin M. Acapovi, directeur de publication

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