Syndicats, Mais Patriotes !

Fin de la grève

Ouf ! Les centrales et confédérations syndicales qui n’avaient pas suspendu leurs motions de grève au même moment que les autres qui l’ont fait, il y a quelques semaines déjà, ont fini par entendre raison. Ainsi, à la satisfaction de tous, surtout des parents d’élèves, des usagers de nos cours et tribunaux voire de nos centres de santé du secteur public, ils ont cru bon devoir suspendre leurs mouvements de grève, en accordant des moratoires au gouvernement qui, a priori demeure ouvert au dialogue, en vue de la recherche de solutions relatives aux problèmes et aux diverses revendications à satisfaire.

Mais en attendant tout cela, il nous faut bien nous réjouir de ce que nos responsables syndicaux et leurs différentes bases ne soient pas restés sourds aux différents appels à faire cesser les grèves. C’est à leur actif ! Car ce faisant, ils viennent mettre également fin aux angoisses, aux inquiétudes, aux soucis et aux tribulations de leurs compatriotes qui sont concernés d’une manière ou d’une autre, par tout ce qui se fait ou se passe dans nos cours et tribunaux, dans nos hôpitaux et autres centres de santé et bien évidemment dans nos écoles, lycées et collèges publics. Dès lors, les cours peuvent reprendre convenablement, non sans quelque réaménagement du calendrier scolaire. Aussi les examens de fin d’année scolaire se tiendront-ils effectivement!

Finalement, nous dirons qu’il y a eu plus de peur que de mal. Loin de considérer la suspension des motions de grève des centrales et confédérations syndicales, sans oublier l’Unamab-Union Nationale des Magistrats du Bénin - comme une capitulation, il nous faut plutôt y voir l’expression du sens de l’écoute et surtout du sacrifice que les responsables syndicaux et leurs bases sont obligés de faire, pour que les institutions et structures concernées reprennent leurs différentes activités et prestations habituelles dans l’intérêt supérieur de notre commune nation. Cette suspension ne doit donc pas donner lieu à des débats tendancieux. Loin s’en faut ! C’est dire qu’il faut savoir raison garder, en initiant le dialogue et en poursuivant les négociations entre le gouvernement et les syndicats. Car l’enjeu, c’est de chercher les voies et moyens qui, à court, moyen et long termes permettront d’en finir avec ces humeurs et mouvements de grève dans des secteurs stratégiques pour le développement socio-économique de notre pays, en n’occultant pas le bien-être de ses populations.

Le tout est donc question de bon sens et de savoir faire, pour nous éviter des situations difficiles et des conflits aux contours pas toujours maîtrisés qui pourraient nous conduire dans l’impasse, à n’y prendre garde. Et chaque fois que nous le pouvons, et quelles que soient les situations, faisons l’effort de nous départir de nos égoïsmes, de nos options personnelles et de nos points de vue étriqués qui ne font nullement progresser la cause commune. Et souvenons-nous toujours que, nul n’est plus grand que son pays. En ce sens, tous ceux qui se sont vus confiés la responsabilité ou la coresponsabilité de gérer les affaires du pays, à quelque niveau que ce soit, ont l’obligation d’une mission hautement républicaine : S’inspirer de la belle devise du Dahomey d’hier, Bénin d’aujourd’hui : Fraternité-Justice-Travail. La méditer davantage chaque jour et dans bien des circonstances exceptionnelles, auxfins de s’en inspirer dans les actes quotidiens. Plus que la République, toute la Nation leur en sera reconnaissante, que ce soit de leur vivant ou à titre posthume. On peut tout perdre en un jour, sauf  l’honneur de la République et sa propre dignité d’Homme !

Portrait abbé Acapovi 

Abbé Crépin M. Acapovi, directeur de publication

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