Le sacrifice suprême !

edito

Après quarante jours de carême, nous voici rendus à pâques, pour célébrer la résurrection de notre Sauveur Jésus-Christ. Mais avant de revenir sur ce grand mystère de notre foi chrétienne catholique, nous devons faire également mention des différentes péripéties et surtout du sacrifice suprême auquel Dieu, le Père Tout Puissant, Créateur du ciel etde la terre a consenti, pour sauver l’Humanité toute entière.

Une Humanité constituée bien évidemment des hommes et des femmes, créatures pécheresses, qu’il ne fallait surtout pas abandonner à son triste sort où le péché l’a défigurée etabandonnée dans l’abîme profonde. Pour ce faire, il fallut trouver l’agneau à immoler. Et il fut tout trouvé par Dieu lui même. Jésus ne pouvait alors qu’être cet agneau-là ! Ainsi, pour se montrer davantage proche de ses créatures, il plutà Dieu que son fils, l’unique, prît chair de la Vierge Marie, pour se faire Homme.

Et homme, il vécut véritablement au milieu des siens, démontrant la proximité, la tendresse etsurtout l’amour de Dieu pour l’Homme ad vitam aeternam.Car l’amour était si grandissime, qu’en lieu et place d’unanimal à offrir en sacrifice, Dieu nous en donna la preuveirréfutable, en sacrifiant son propre fils. En victime expiatoire,rabaissé, humilié, malmené et violenté, Jésus Christ futdonc crucifié pour nous sauver la vie. Le temps de carêmepleinement vécu, la semaine sainte dont le point culminantnous aura davantage, édifiés à plus d’un titre, n’en sont quetémoignages vivants de foi.

Des témoignages qui prouventà suffisance que le seul sacrifice qui vaille, c’est celui duChrist et du Christ seul. Plus aucun sacrifice ne saurait égalerou équivaloir au sien. Car même celui d’Abraham qui,dans la foi, voulut offrir son unique fils en sacrifice, avantque Dieu lui-même ne le lui interdise, n’est que l’expression de la pédagogie sacrificielle de Dieu qui préfigurait celui de Jésus.

C’est dire que tout autre sacrifice qui ne s’inscrit pas dans cette logique, mieux dans cette conception divine del’amour de Dieu pour l’Homme, n’a et n’aura aucun sens. En cela justement que le sacrifice de Dieu, loin d’un rituel de celui qui cherche protection, exorcisme, pouvoir surnaturel et richesse terrestre, est plutôt un acte souverain accompli voici déjà plus de deux millénaires, mais qui résiste auxtemps, perpétuant l’oeuvre de salut divin.

Il n’a donc rien à voir avec ces sacrifices humains qui se font enregistrer et constater de nos jours, et dont la recrudescence et les images nous montrent la cruauté, la barbarie, le cynisme et l’instinctmoins qu’animalier de leurs auteurs. Des Hommes qui, à la recherche effrénée de gains faciles, de pouvoirs occultes et maléfiques sous toutes leurs formes, ont plus que perdu la raison et le sens du semblable, pour s’attaquer et détruire la vie de l’être humain qui est pourtant sacré ! Au nom de l’argent doit-on aller jusqu’à ces extrémités, à ces énormitéset à ces cruautés ?

Et au coeur de ces scandales et abominations à nuls autres pareils se trouvent également de jeunes gens qui dit-on, désoeuvrés ne veulent fournir aucun effort, avant de devenir riches ou d’acquérir toutes sortes debiens en ce monde. Tout en ayant une pieuse pensée pourtoutes ces personnes qui ont été victimes de ce phénomène troublant qui déshumanise notre cité et fait perdre le sensdu sacré à ses auteurs ou acteurs, nous en appelons une fois encore à une prise de conscience des parents et des familles, afin qu’ils prennent conscience de la gravité de la situation.

Aussi les gouvernants et les forces de sécurité publique se doivent-ils de jouer leurs partitions respectives, afin qu’il ne soit pas dit demain, qu’ils ont encouragé le phénomène, ense taisant ou en ne prenant aucune initiative pour décourager à jamais ces criminels des temps modernes qui ne tiennent qu’à vivre et à s’enrichir au nom du sang.

Vivement que la lumière pascale salvatrice leur donne de comprendre que la vie humaine étant sacrée, nul n’a le droit de la violer ou del’ôter, qui qu’il soit. Que l’Esprit de la résurrection du Christ mort et ressuscité nous habite davantage, pour que l’amour du prochain prenne le pas sur la haine, la méchanceté soustoutes ses formes et toutes ces barbaries qui nous déshumanisent. Dieu a déjà offert l’unique sacrifice suprême, c’est celuilà qui vaut ! Croyons-le !

Portrait abbé Acapovi 

Abbé Crépin M. Acapovi, directeur de publication

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