RAVIP : pas comme la LÉPI !

Ravip 2017

Depuis le 1er novembre 2017 a démarré sur toute l’étendue du territoire béninois, l’opération d’enrôlement dans le cadre du Recensement initial Administratif à Vocation d’Identification de la Population.

Aussi est-il demandé aux populations et aux ressortissants des pays étrangers où qu’ils se trouvent au Bénin, de se rendre disponibles pour prendre part à l’opération dont l’un des objectifs principaux est de booster le développement socio-économique du pays dans maints domaines !

En effet, le recensement des ressortissants d’un État et la gestion de leur identité constituent des enjeux majeurs en termes de développement économique, d’aide aux populations, de services rendus aux citoyens et de maintien de la sécurité intérieure.

Noble objectif en soi, si c’en est vraiment un qui vise réellement à apporter des solutions à des problèmes auxquels sont confrontés au quotidien, et ce, depuis quelques années, nos compatriotes.

De là à les conscientiser, à les inciter et à les convaincre de la nécessité qu’il y a pour eux à aller se faire enrôler, c’est un pas que nous voulons bien franchir. Et nous le franchissons, tout en espérant que, loin d’un marché de dupe, c’est à un véritable outil de développement et d’intégration des Béninois et des Béninoises que nous avons affaire.

Car, il ne faut pas qu’il soit dit plus tard, que cet instrument initié et conçu l’ait été à des fins inavouées au départ pour se révéler être au service d’une minorité pour atteindre des buts personnels sur fond de clientélisme, d’égoïsme, de profits personnels, d’intérêts politiques et sectaires aux dépens de la majorité.

C’est dire qu’il ne faut surtout pas que l’on finisse par donner raison à ceux de nos hommes politiques et compatriotes qui soupçonnent à tort ou à raison une supercherie du genre de la Liste électorale permanente informatisée (LÉPI).

Chat échaudé craignant l’eau froide, ils se rappellent bien qu’en 2010 et en 2011, les initiateurs, les concepteurs et les superviseurs de la Liste électorale permanente informatisée ont rassuré plus d’une fois, que cette liste à polémique et contestée par l’opposition ne servirait nullement à l’élection présidentielle de mars 2011.

Finalement, ce fut le contraire. Les Béninois se sont rendu compte que ce fut bel et bien un marché de dupe, et que la LÉPI était taillée pratiquement sur mesure pour favoriser la réélection d’un candidat et non des moindres.

Il revient alors aux gouvernants, aux spécialistes et autres initiateurs du RAVIP d’indiquer clairement d’entrée de jeu, à ceux qui ne sont pas encore rassurés, que cet instrument, en plus des autres finalités qui sont les siennes, servira ou non aux prochaines élections que sont celles de 2019, de 2020 et de 2021. Ainsi, une fois pour toutes, les uns et les autres seront fixés, tout en sachant à quoi s’en tenir définitivement par rapport au RAVIP.

Quant aux aspects techniques entrant dans le cadre de sa réalisation, de l’enrôlement à plusieurs étapes, il faut souhaiter que les machines et autres appareils soient véritablement à la hauteur des tâches auxquelles ils sont affectés.

Encore faudra-t-il que les catégories d’agents recrutés pour l’opération soient bien qualifi ées à cet effet. Il y va de la crédibilité du RAVIP, de même que de celle des initiateurs et des concepteurs, qu’ils soient hommes politiques ou non !

Portrait abbé Acapovi 

Abbé Crépin M. Acapovi, directeur de publication