Deux nouvelles professes pour le service de la charité

Voeux Tokan

Les soeurs Agatha of divine Mercy et Mary Francisca Joseph ont émis leurs premiers voeux dans la Congrégation des Petites soeurs des pauvres le samedi 30 juin dernier dans le noviciat de Tokan. Elles sont appelées à un engagement constant dans le service des plus pauvres.

Le cadre est paisible et calme, l’accueil est chaleureux et plein de bonté, la joie est simple et spontanée. C’est dans cette ambiance d’allégresse que le noviciat des Petites Soeurs des pauvres a accueilli la profession temporaire de deux de ses novices Agatha of divine Mercy et Mary Francisca Joseph au cours d’une célébration eucharistique le samedi 30 juin 2018. Elle est présidée par Mgr Roger Houngbédji, archevêque de Cotonou, entouré de huit prêtres dont notamment le père Pierre Garreau, Sma, aumônier du noviciat des soeurs et le père Gilles dos Santos, en résidence chez les soeurs. Participent également à la célébration quelques religieuses et religieux de même que des fidèles, en particulier les personnes âgées en fauteuil roulant sur qui veillent les soeurs. Dans le groupe des novices et petites soeurs des pauvres se distinguent Mère Mariadel Monte Auxiliadora, Supérieure générale de la Congrégation des Petites soeurs des pauvres, soeur Benoîte de Sainte Bernadette, assistante  Benoîte de Sainte Bernadette, assistante générale, Mère Febronia of the Holy Family, Supérieure provinciale d’Afrique, et Mère Angela Marie de Sacré-Coeur, maîtresse du noviciat de Tokan.

Au coeur de la célébrationeu charistique, après la liturgie de la parole et avant l’homélie, Mère Angela Marie de Sacré-Coeur, maîtresse du noviciat appelle chacune des deux novices. Elles se lèvent et répondent : « Tu m’as appelée Seigneur, me voici ». Elles se présentent ainsi à Dieu dans la confiance d’un coeur qui s’abandonne. C’est à cette foi constante et persévérante que l’archevêque de Cotonou invite les deux novices. « Orientez toute votre pensée, toute votre décision vers Jésus-Christ », exhorte Mgr Roger Houngbédji dans son homélie. En effet, « pour que vous puissiez vivre pleinement et fidèlement votre désir de consécration au Christ dans la vie religieuse, vous devez établir votre demeure en Jésus-Christ, dans une vie d’intimité profonde avec lui », insiste-t-il. Aucune part de leur vie ne sera soustraite au regard du Seigneur car il fait alliance avec elle pour l’éternité. De fait « l’une des premières conditions pour demeurer fidèlement dans le Christ, c’est la vive conscience que nous avons de notre élection gratuite en Dieu, de notre indignité au regard du choix que Dieu fait de nos pauvres personnes ». C’est pourquoi elles doivent compter sur la miséricorde de Dieu : « Vous n’avez donc pas à avoir peur de vos faiblesses, continuez à vous jeter dans les bras miséricordieux de Jésus », rassure le prélat. C’est dans cette perspective de la miséricorde divine qu’il les invite à vivre les voeux de leur profession « comme une pédagogie de l'Église » pour les aider à suivre de plus près le Christ et à traduire leur engagement par leur générosité « au service des personnes âgées et des pauvres ». Car elles n’auront aucune autre performance à faire valoir dans le monde.

Après l’homélie commence la liturgie de la profession. L’archevêque interroge les futures professes sur le sens de leur engagement à servir le Christ notamment dans les personnes âgées pauvres.Tour à tour, chaque novice monte dans le sanctuaire et s’agenouille devant la Supérieure générale. Un cierge allumé dans la main gauche et, la main droite sur les constitutions de la Congrégation, elle prononce sa forme de profession. Elles émettent ainsi les quatre voeux de chasteté, de pauvreté, d’obéissance et d’hospitalité, se consacrant au service de Jésus-Christ dans les personnes âgées et pauvres. La Mère Maria del Monte Auxiliadora embrasse chacune d’elle avec beaucoup de tendresse. L’assemblée répond à ce geste gracieux par une acclamation bien nourrie. Chaque professe reçoit ensuite des  mains de l’archevêque un exemplaire de la Constitution.

Par leur profession, les soeurs Agatha of divine Mercy et Mary Francisca Joseph veulent suivre les pas de leur fondatrice, Sainte Jeanne Jugan, pour que son charisme particulier continue d’être au service des blessés de la vie, notamment auprès des personnes âgées pauvres et abandonnées, ces privilégiés de l’amour et de la tendresse de Dieu.

À la fin de la célébration, la Mère supérieure générale remercie l’archevêque de Cotonou et chacun des participants à la célébration. Elle confie les nouvelles professes à leurs prières. Devant l’archevêque, les prêtres et toute l’assemblée, elle annonce aux nouvelles professes leurs lieux d’obédiences. « Dans toute votre vie, je vous invite à accepter les obédiences dans la même disposition que vous êtes aujourd’hui, dansla disponibilité et le désir d’aller servir partout où besoin sera », conseille-t-elle. Soeur Agatha of divine Mercy est envoyée à Mombassa au Kenya, dans la province d’Afrique tandis que Soeur Mary Francisca Joseph servira dans la province de Rennes en France. L’annonce de ces deux obédiences est accueillie par une explosion de joie. « Magnificat Magnificat, mon coeur exulte d’allégresse » chantent les petites soeurs des pauvres, avec cette joie simple et profonde qui vient du Seigneur.

Père Serge Bidouzo

Serge N. Bidouzo