« Nous n’avons pas le droit de détruire la vie qui vient de Dieu »

Mot du Mgr Antoine ganyé

Mot de Mgr Antoine Ganyè

Le Seigneur a donné la vie humaine. La vie vient donc de Dieu. C’est la vie de Dieu que chacun de nous porte en soi et c’est pourquoi cette vie doit être soignée, éduquée et accompagnée. Nous n’avons aucun droit d’écourter la vie de qui que ce soit, soit dans le ventre maternel, soit qu’il soit en société. Nous n’avons pas le droit de détruire la vie qui vient de Dieu en la sacrifiant à des idoles. La vie est sacrée parce que Dieu est le Sacré par excellence et si la vie vient de lui c’est qu’elle est sacrée.

Les idoles ne nous ont pas crés. C’est Dieu qui nous a crée et notre sang ne doit pas être versé à des idoles sous prétexte que nous avons besoin de l’argent. L’argent qui est intéressant, c’est l’argent de notre sueur. Cet argent est intéressant et on le mange avec beaucoup de joie. Mais l’argent qui vient du sacrifice humain indûment offert est amer, très amer. La vie de Dieu que nous possédons est donc à respecter et s’il en est ainsi, je remercie d’abord le Seigneur, créateur du ciel et de la terre, le Dieu d’Abraham, d’Issac et de Jacob, le Dieu des vivants qui nous a donné la vie un jour semblable à celui-ci. Voici donc 80 ans accomplis. Le 28 juin1938, mes yeux ont vu le jour et j’ai commencé à vivre et à grandir. Mais je n’ai jamais su que j’allais être encore de ce monde pour me trouver aujourd’hui devant vous. Dans ma tendre enfance et dans ma frêle adolescence, j’avais une santé fragile et j’étais souvent malade. Mais le Seigneur dans sa bonté infinie et dans sa providence de toujours m’a donné d’atteindre en 2008 l’âge qui a fait le compte, les 70 ans. Je croyais que ce serait la fin entre-temps. Mais voici que ce matin, la générosité du Seigneur m’a fait entrer dans le royaume des plus vigoureux, ceux des 80 ans. Cependant, le service nous avertit. Si on a la chance ou la malchance d’en avoir plus que 80 ans, tout cequi est en plus n’est que peines et misères. Ce à quoi nous voulions répondre en disant que les peines et les misères sont des chemins de purification. Les peines et les misères sont aussi positives. Elles viennent au secours du pécheur que je suis pour m’aider à exclure quelque chose de mes péchés. Comment vous remercier Mgr Roger Houngbédji, archevêque de Cotonou pour avoir pris sur vous d’organiser mon 80e anniversaire de naissance en union avec votre curie diocésaine, organe de commandement du diocèse et en communion fraternelle avec votre presbyterium si nombreux.C’est avec bonheur et satisfaction que j’admire les actions que vous menez avec vos prêtres rangés derrière vous. Vous le faites en tenant compte pour la plupart, de tout ce que le passé a mis en route. Vous ajoutez pour enrichir vos initiatives personnelles et votre doigté. Le plan stratégique d’action pastorale vient prendre tout cela en compte pour nous servir de guide pour vos cinq premières années. Moi-même, je ne vous ai presque rien dit sur le diocèse. J’ai préféré que les prêtres vous parlent de ce que nous avons vécu et souffert ensemble et des réformes que nous avons entamées. Je vois qu’ils l’ont fait et les laïcs aussi ont donné leur témoignage.Conformément à votre devise épiscopale Mgr l’archevêque de Cotonou, « Caritas in veritate », vous associez vos prêtres comme acteurs principaux à votre action pastorale. La fraternité dans la clarté, la lumière et l’amour de l’Esprit Saint, c’est la signification sacerdotale que je donne à cette fête en ce jour d’incidence de ma naissance. Merci à vous Mgr Roger Houngbédji. Ce merci se veut être un merci d’éternité, un merci qui dure toujours. Je vous remercie chers confrères évêques au nom des sacrifices que vous vous êtes imposés en venant jusqu’ici ce matin me manifester votre fraternité, votre convivialité. Le Seigneur vous le revaudra.

Je remercie Mgr le Nonce Apostolique, qui a pris la peine devenir concélébrer avec moi. C’est un honneur pour moi d’avoir le représentant du Pape François à mes cotés en ce jour où je célèbre le jour où le Seigneur m’a gratifié du don de la vie. Mgr le Nonce Apostolique, que le Seigneur féconde vos actions auprès de nous et auprès du peuple du Bénin et du Togo.

Et maintenant, je voudrais me tourner vers vous, mes anciens conseillers et consulteurs pour vous remercier. Vous avez fait partie du conseil diocésain de Cotonou de 2010 à 2016. Pendant le temps que j’ai passé à la tête de ce diocèse, vous m’avez aidé chacun jouant sa partition. Je tiens à vous en remercier sincèrement pour la vie fraternelle vécue ensemble et le service d'Église accomplit dans l’harmonie. Je dis toute ma reconnaissance à vous. Ma reconnaissance à toi père Philippe Kinkpon, ma reconnaissance à toi père Donatien Amégée, ma reconnaissance à toi père Hilaire Houéto, ma reconnaissance à toi père Antoine Métin, ma reconnaissance à toi père Victor Sogni, ma reconnaissance à toi père Pamphile Fanou, ma reconnaissance à toi père Placide Houessinon, ma reconnaissance à toi père Eloi Fadonougbo, ma reconnaissance à toi père Félicien kpofondé, ma reconnaissance à toi père Edouard Adé. À vous tous, bonne continuation dans le champ du Seigneur.