octobre 21, 2021
Jeunesse

Jeune, où en es-tu avec ta vie de foi ?

Certains jeunes considèrent les sacrements de l’initiation chrétienne comme des parchemins et pensent qu’ils n’ont plus d’effort à faire dans la vie de foi. Or, il faut continuer à se former, et avec la fréquentation des sacrements, l’on finit par développer une spiritualité personnelle en Dieu. Le père Augustin Ismaïlou F. Sidi, Vicaire de la paroisse Saint Jean l’évangéliste de Gbèna, dans le diocèse de Cotonou, nous donne quelques explications.

(Propos recueillis par Perpétue David Babayèdjou)

  1. Quelle est la distinction entre foi et croyance ?

Le catéchisme de l’Église catholique, en son n°26, définit la foi comme « la réponse de l’homme à Dieu qui se révèle et se donne à lui, en apportant en même temps une lumière surabondante à l’homme en quête du sens ultime de sa vie ». Par cette définition, nous com- prenons donc que la foi qui s’exprime par l’expression « je crois », dans le symbole de la foi, est une adhésion à la cause de Dieu, à Dieu lui-même. Cette adhésion s’exprime par le baptême au cours duquel le candidat professe la foi au Dieu tri- nitaire. Nous comprenons aussi que, avoir la foi ne dépend pas de l’homme en quête de Dieu, mais du don gratuit de Dieu Lui-même qui va à la rencontre de l’homme. C’est ce qui fait la différence entre la foi, propre au Christianisme, et la croyance, propre aux autres religions. Mgr Antoine Ganyé, Archevêque émérite de Cotonou, dans l’Exhortation post synodale Pour une foi authentiquement comprise et vécue, écrivait : « On ne peut confondre Foi et Croyance. Car l’une dérive d’une expérience pure- ment humaine, tandis que l’autre procède de l’action de Dieu Lui-même (…) ; il est vrai que les facultés de l’homme le rendent capable de connaître l’existence d’un Dieu personnel. Mais pour que l’homme puisse entrer dans son inti- mité, Dieu a voulu se révéler à l’homme et donner à l’homme la grâce de pouvoir accueillir cette révéla- tion dans la foi ».

  • Comment peut-on faire grandir la foi reçue au baptême ?

On ne peut jamais finir de découvrir ou d’apprendre à connaître Dieu. Dieu est l’insaisissable, l’insondable mys- tère qui ne sera totalement connu qu’après la mort. Beaucoup de prophètes et de Saints ont fait l’expérience de cette dimension de Dieu. Isaïe ne disait-il pas : « Vraiment, Tu es un Dieu qui se cache, Dieu d’Israël sauveur » ? Rap- pelons-nous cette belle hymne de Saint Grégoire de Nazianze : « ô Toi l’au-delà de tout, com- ment t’appeler d’un autre nom ? Quelle hymne peut te chanter ? Aucun mot ne t’exprime. Quel esprit peut te saisir ? Nulle in- telligence ne te conçoit. Seul, tu es ineffable ; tout ce qui se dit est sorti de toi. Seul, tu es inconnais- sable ; tout ce qui se pense est sorti de toi ». Il est donc important, après avoir rencontré le Seigneur et adhéré à sa personne, de rechercher à croître dans la relation avec lui, en ap- profondissant la connais- sance qu’on a de lui et en recherchant ce qui lui plaît. Cela ne peut advenir que par une fréquentation régulière de sa Parole vivifiante, une réception régulière des sacrements, en l’occurrence l’Eucharistie et la réconciliation, et une vie de prière assidue.

3° À quels signes peut-on reconnaître quelqu’un qui vit vraiment dans la foi ?


La maxime latine “Malemala mala mala dat” (un mauvais pommier ne donne que de mauvaises pommes), est la réponse à cette question. Jésus lui- même l’a dit dans l’Évangile : « On reconnaît l’arbre à ses fruits ». Jacques Philippe, dans « À l’école de l’Esprit Saint », nous enseigne que cette maxime de Jésus est un critère important dans le discernement. Nous comprenons donc que pour savoir qu’un fidèle vit vraiment de la foi, il faut qu’il fasse attention à sa vie. L’homme de foi règle son agir aux valeurs évangéliques et s’évertue à la pratique des commandements. Il les observe de tout cœur, car la Loi du Seigneur le tient aux entrailles. Il fait preuve de charité fraternelle.

Qu’est-ce qu’un recteur dans l’Église catholique ?

Le mot “recteur” vient du mot latin “regere“, qui signifie diriger. Le terme désigne généralement un titre attribué à un responsable nommé ou élu à la tête d’une université ou d’une académie. Dans le contexte propre à l’Église, le mot “recteur” sert à désigner un prêtre qui a la responsabilité d’une Basilique ou d’un sanctuaire, signifiant ainsi que cet édifice qui a caractère de privilège si c’est une basilique, ou bien ce haut lieu de pèlerinage si c’est un sanctuaire, serait rattaché directement au Pape ou à la Conférence des Évêques. Et pourtant, le recteur fait office de Curé. Dans le canon 557§1, le recteur d’église est nommé par l’évêque diocésain.

Père Serge Martin AINADOU

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