décembre 5, 2021
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CONCOURS DANS LES UNIVERSITES PUBLIQUES : De nombreux étudiants vont en faire les frais

Après les résultats de l’examen du baccalauréat, session de juin 2021, les candidats admis définitivement doivent se battre pour s’inscrire dans les facultés, écoles et instituts de formation des Universités publiques du Bénin. Mais le fait d’imposer la mention ”assez bien” aux bacheliers avant leur admission dans les écoles et Instituts va pénaliser un bon nombre.

Dans un communiqué rendu public le 15 juillet 2021, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique fixe les critères d’entrée des nouveaux bacheliers dans certains Instituts et écoles des Universités publiques du Bénin. Pour une dizaine de ces Instituts et écoles (Cf. Encadré), le communiqué donne les conditions d’accès. Ainsi, les candidats désireux de participer à ces concours doivent remplir les conditions ci-après : être de nationalité béninoise ; être âgé de 21 ans au plus au 31 décembre 2021 ; jouir d’une bonne santé physique et mentale et être exempt de tout handicap psychomoteur ; être titulaire du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent, session de 2020 ou de 2021 avec mention “assez bien au moins” ; s’inscrire à un concours sur le site www.desup.bj en précisant l’année d’obtention du baccalauréat et le numéro de table.

Les conditions d’accès fixées par le ministère de l’Enseignement supérieur  et de la Recherche scientifique appellent quelques observations. D’abord, soumettre l’accession à certaines écoles et aux Instituts à un concours d’entrée en soi est généralement la norme. Mais exiger la mention “assez bien” au moins est injuste. En effet, pour un concours, la logique voudrait bien qu’on permette à tout titulaire du premier diplôme universitaire de tenter sa chance. Or, avec les critères imposés, le ministère barre la route aux bacheliers admis avec « mention passable » et qui ambitionnent de devenir infirmiers, statisticiens, journalistes, professeurs etc. Et pourtant, l’expérience a montré antérieurement, au moment où l’entrée à l’Université publique de façon générale était subordonnée à un concours, que des bacheliers admis avec la mention “assez bien” ou plus, étaient recalés au profit des détenteurs du Bac avec «mention passable ».

Mais il semble que le vin soit déjà tiré pour l’année 2021. pour les années à venir, les décideurs du pays doivent corriger cette injustice qui prive des milliers de jeunes bacheliers de réaliser le rêve de leur vie. Le jeu en vaut la chandelle en ce moment où l’enseignement supérieur est en pleine réforme. Elle doit mettre au cœur des changements l’égalité des bacheliers à l’accès au savoir.

Les 10 écoles et Instituts

– Institut national médico-sanitaire (Inmes) de Cotonou

– Institut de formation en soins infirmiers et obstétricaux

(Ifsio) de Parakou

– école nationale de statistique, de planification et de

 démographie (énspd) de Parakou

– école nationale des sciences et techniques de l’information

 et de la communication (énstic) d’Abomey-Calavi

– école normale supérieure (éns) de Natitingou

– école normale supérieure (éns) de Porto-Novo

– école normale supérieure de l’enseignement technique

(énset) de Lokossa

– Institut national supérieur des classes préparatoires aux

 études d’ingénieurs (Inspéi) d’Abomey

– Institut national de la jeunesse, de l’éducation physique et du

 sport (Injéps) de Porto-Novo

– école nationale d’économie appliquée et de management

(énéam) de Cotonou.

Extraits du communiqué du Ministère de l4enseigment supérieur et de la recherche scientifique

Alain SESSOU

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