janvier 22, 2022
Ecologie

Se prémunir contre la toxicité du cadmium

Ayant comme symbole chimique Cd, et le chiffre 48 comme numéro atomique, le cadmium fait partie des métaux lourds. Il est très utilisé dans le domaine de la galvanoplastie (c’est une technique électrolytique utilisée dans l’orfèvrerie et qui sert à la reproduction d’objets en partant d’un moule relié au pôle négatif d’une pile) pour les soudures spéciales. Il est aussi utilisé comme revêtement anticorrosion parce qu’il est inaltérable à l’air et aussi résiste fort bien en milieu marin. Le cadmium est aussi utilisé dans l’industrie nucléaire pour la fabrication des piles nucléaires, dans le domaine de l’électrochimie pour la fabrication de cathode type. Il intervient aussi dans la fabrication des écrans de télévisions et les barres de contrôles des réacteurs.

Sur le plan sanitaire, le cadmium est aussi toxique que le phosgène (gaz hautement toxique en cas de contamination ou d’inhalation). En réalité, après une première phase dite phase d’irritation et de larmoiement, vient une période de détresse respiratoire qui entraîne généralement la mort de la personne contaminée. Ces symptômes cités sont le fruit des études réalisées par le chimiste allemand Friedrich Stromeyer.

Comme la plupart des autres métaux lourds, le cadmium se retrouve dans notre environnement mais à faible taux, ce qui n’entraîne pas de dommage majeur sur la santé humaine. Mais son utilisation dans l’industrie fait qu’il se retrouve (en concentration très élevée) dans l’organisme des mollusques, des crustacés, des légumes et des céréales ou même au niveau des racines, riches en amidon comme le manioc. La fumée d’oxyde de cadmium inhalée de façon passive ou active en fumant du tabac ou en travaillant dans une industrie des métaux non ferreux peut entraîner une fièvre persistante dite fièvre des fondeurs ou fièvre des métaux.  

La réglementation en Europe depuis le 1er juillet 2006 limite le pourcentage d’utilisation du cadmium à 0,01%  pour les produits commercialisés en Europe tels que les produits d’éclairage électrique et les hors batteries. C’est un taux 10 fois inférieur aux taux des autres métaux lourds comme le plomb, le mercure et le chrome hexovalent. Il urge alors que les services compétents nous aident à connaître le taux de cadmium de l’eau potable que nous buvons chaque jour.

Père Bidossessi Aurel DOHOU

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