juin 23, 2021
Ecologie

Le climato-scepticisme

Le dénialisme est considéré en psychologie comportementale comme le refus délibéré de reconnaître une vérité ou une réalité évidente. Dans le domaine de l’écologie, c’est une expression qui désigne le fait de nier que le réchauffement climatique proviendrait de certaines actions contre-productives néfastes de l’homme sur son environnement. Mais ce courant de pensée a évolué avec l’apparition du climato-scepticisme. En effet, pour le climato-sceptique, même s’il y a réchauffement climatique, ce sont les rayons solaires qui en sont responsables ou peut-être les variations naturelles du climat. Parmi les climato-sceptiques, certains pensent même que le réchauffement climatique n’affecte pas les écosystèmes et la vie des hommes, et serait une bonne affaire pour le tourisme et l’agriculture.

En 1824, le mathématicien et physicien français Joseph Fourier a démontré l’existence d’un effet de serre atmosphérique sur le climat ; John Tyndall en 1860, scientifique irlandais, évalue la quantité des effets de serre sur l’absorption du rayonnement infrarouge. Svante Arrhénius, chimiste suédois, fait part de son inquiétude sur l’exploitation du charbon (une roche sédimentaire combustible riche en carbone et qui est exploitée dans les mines) qui peut contribuer au réchauffement climatique. Toutes ces informations n’ont pas permis une prise de conscience au niveau de la classe politique, parce qu’aux états-Unis, James B. Edwards, secrétaire à l’énergie du président Ronald Reagan, a affirmé qu’il n’y a pas de problème lié au réchauffement de la planète.  

Le but que vise le groupe des libertariens qui militent pour le déni est purement économique. On le ressent quand ils parlent du bienfait du réchauffement climatique pour le tourisme et l’agriculture, et ne mentionnent pas  son  action  sur les glaciers, les récoltes et la survie des espèces. La lutte entre les deux camps continue. C’est pourquoi le retrait des états-Unis (2017) par le président Donald Trump de l’Accord de Paris sur le climat est considéré par les écologistes comme un acte favorisant le climato-scepticisme. Tout comme les propos du ministre des Affaires étrangères du Brésil, Ernesto Araujo, qui a affirmé en 2018 que le réchauffement climatique serait un complot fomenté par des marxistes culturels.

Père Bidossessi Aurel DOHOU

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