avril 20, 2021
Ecologie

Écologie sociale

L’écologie est définie comme la science qui étudie les relations qui existent entre les êtres vivants et leur environnement. Les socio écologistes analysent ces relations et trouvent qu’elles conduisent plutôt à une exploitation abusive de l’environnement. Selon eux, la cause de cet état de chose proviendrait du dysfonctionnement  qu’il y  a dans la relation entre les humains.

Murray Bookchin, penseur écologiste, est considéré comme le fondateur de l’écologie sociale à cause de ses trois ouvrages : The ecology of freedom (1982), Remaking society (1990) et The philosophy of social ecology (1990), qui portent sur l’écologie. À travers ses ouvrages, il cherche à montrer que c’est parce qu’il existe des actions de domination entre les humains (la domination des hommes sur les femmes, des vieux sur les jeunes, des riches sur les pauvres) qu’on constate la domination de l’homme sur la nature. Il propose l’écologie sociale comme la meilleure solution pour résoudre le problème. L’être humain serait alors capable de résoudre les problèmes sociaux d’hiérarchie (artificiellement créée et qui fait obstacle à la solidarité qui sommeille en lui) et de domination, pour faire émerger une société dans laquelle les humains auront avec la nature une relation organique et non destructrice.

Pour atteindre cet objectif, Murray Bookchin propose de réétudier l’héritage historique, psychologique, moral et comportemental afin de trouver les origines de la domination. On constate qu’il développe un courant de pensée qui va contre les courants comme l’environnementalisme dominant et l’éthique environnementale ainsi que l’écologie profonde, en refusant de faire pencher la balance seulement du côté aspect environnemental. Mais tout en fustigeant le comportement destructeur de l’être humain sur l’environnement, il reconnaît l’exceptionnalité de l’espèce humaine  en  mettant en lumière la nette distinction qui existe entre l’humanité et l’animalité. C’est pour cela que les défenseurs de l’écologie sociale insistent sur l’intellectualité de l’espèce humaine qui possède la raison pour montrer  ce qui le différencie et justifie sa suprématie sur les autres êtres vivants. Cette suprématie n’est pas à considérer sous l’angle de la domination, mais plutôt de la responsabilité de l’homme qui peut corriger ses erreurs parce qu’il possède l’intelligence et la raison.     

Père Bidossessi Aurel DOHOU

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