janvier 22, 2022
Jeunesse

ESPACE JEUNESSE : Jeune, laisses-tu Dieu t’aimer ?

Dieu est « Amour », et cet amour est communiqué à l’Homme via notamment la Miséricorde Divine. Elle veut nous relever, nous secourir, nous assister, nous élever. Mais est-ce que nous lui en donnons l’occasion ? Le père Augustin Ismaïlou F. Sidi, vicaire à la paroisse Saint Jean l’évangéliste de Gbèna, à Ouidah, vient éclairer notre lanterne.

(Propos recueillis par Perpétue BABAYEDJOU)

1°  Qu’est-ce que la Miséricorde Divine ?

La miséricorde est un sentiment, une émotion qui naît du cœur au contact de la souffrance et de la misère du vis-à-vis. La miséricorde divine est donc le déploiement de l’amour préférentiel de Dieu pour l’homme. Saint Paul le dit si bien dans l’épître aux Éphésiens : « Dieu qui est riche en miséricorde, à cause du grand Amour dont il nous a aimés, alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ ». Avec ces mots de l’Apôtre, nous comprenons que la miséricorde de Dieu, telle que décrite, nous est entièrement et pleinement révélée par Jésus-Christ. Le Pape François nous le rappelle dans la bulle Misericordiae vultus : « Jésus-Christ est le visage de la miséricorde du Père » (Mv n°1). C’est cette miséricorde divine qui a poussé Jésus à aller vers les malades et les pécheurs pour les alléger du poids de leurs souffrances et surtout pour les libérer du péché et de la peur. Dieu pardonne les fautes les plus graves pour nous redonner l’image de fils détruite en nous par le péché. Le Pape François renchérit : « Face à la gravité du péché, Dieu répond par la plénitude du pardon. La miséricorde sera toujours plus grande que le péché, et nul ne peut imposer une limite à l’Amour de Dieu qui pardonne » (Mv N°3). C’est de cette miséricorde que nous sommes appelés, à notre tour, à être les témoins.

2°  Comment obtenir le pardon de Dieu ?

A ceux qui tombent dans le péché que le catéchisme de l’Église catholique appelle « le désespoir du salut », car l’homme s’opposant à la bonté de Dieu, à sa justice et à sa miséricorde, je voudrais rappeler les paroles d’Isaïe : « Allons ! Discutons ! dit Yahvé. Quand vos péchés seraient comme l’écarlate, comme neige ils blanchiront ; quand ils seraient rouges comme la couleur pourpre, comme laine ils deviendront » (Is 1, 18). Ces paroles de l’Écriture montrent que la miséricorde de Dieu est infinie. Et nul ne doit désespérer de son pardon. Dieu est toujours prêt à renouveler avec nous son Alliance et à nous laver de nos souillures. Le symbolisme d’Isaïe est assez éloquent. Le noir et le rouge, deux couleurs définitives, qui évoquent la nuit du péché et de la mort, par le miracle de la miséricorde divine se transforment et deviennent blancs comme la neige et la laine. L’impur devient pur au contact du tout-pur. Il nous faut donc croire en la miséricorde divine qui nous pardonne tout, même au-delà de nos attentes. Le Pape François nous le rappelle dans son enseignement sur le Carême du 20 novembre 2013 : « Dieu ne se lasse pas de nous pardonner. Nous ne devons donc pas nous lasser d’aller demander pardon ». Demander pardon est un acte d’humilité, mais surtout un acte courageux. Cela implique de reconnaître sa faute et de s’en repentir sincèrement. Et le lieu privilégié ou le Christ nous obtient le pardon de son Père par le ministère de l’Église est le sacrement de la réconciliation. Croyons en ce sacrement, fréquentons nos confessionnaux, surtout en ce temps de Carême, temps de pénitence, afin d’obtenir le pardon gratuit de Dieu. Comme le père de la parabole lucanienne, Dieu attend toujours notre retour pour nous prendre dans ses bras et nous dire : « Mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! ».

3°  Comment aimer un semblable agaçant et à la limite, qui recherche ma perte ?

Dans le Pater (Notre Père) nous reprenons : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». Cette demande de l’oraison dominicale pourrait, à première vue, nous faire penser que nous conditionnons le pardon de Dieu à la mesure de notre pardon. Mais c’est tout le contraire. Au fond, cette demande du « Notre Père » nous invite à pardonner à nos frères, comme Dieu nous pardonne à nous. Cela rejoint le commandement de Jésus dans l’évangile selon Saint Luc : « Montrez-vous miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 36). Il s’agit donc d’une imitation du modèle de miséricorde qu’est le Père : une miséricorde infinie qui pardonne tout à tous. Mais pour réussir à conformer notre pardon à celui de Dieu, en pardonnant même à celui qui travaille quotidiennement à notre perte, il est nécessaire de se laisser transfigurer par le Seigneur, au point de devenir comme Lui. C’est ce que le catéchisme de l’Église catholique exprime en ces termes : « Observer le commandement du Seigneur est impossible s’il s’agit d’imiter de l’extérieur le modèle divin. Il s’agit d’une participation vitale et venant du fond du cœur, à la sainteté, à la miséricorde, à l’Amour de notre Dieu. Seul l’Esprit qui est notre vie peut faire nôtres les mêmes sentiments qui furent dans le Christ-Jésus. Alors, l’unité du pardon devient possible, nous pardonnant mutuellement comme Dieu nous a pardonnés dans le Christ » (Catéchisme de l’Église Catholique, n°    2842).

Les maux de ma foi1

Qu’est-ce  que le Symbole de la foi ?

Le mot « symbole » vient d’un verbe grec qui signifie « assembler », « réunir ». Le symbole désignait donc un objet, comme une poterie par exemple, composé de deux parties adaptables et servant de signe de reconnaissance. Le symbole est alors un signe de reconnaissance entre les personnes.

Ainsi, le credo, par analogie, c’est ce qui rassemble les chrétiens. Chaque homme ne détenant la foi que comme un “symbole”, comme une pièce incomplète et brisée, qui ne saurait trouver son unité et son intégralité qu’en s’unissant aux autres, le Symbole de la foi évoque l’unité entre tous les chrétiens de par le monde.

Père Rodolphe HOUNKPÈ

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