décembre 5, 2021
Editorial

Le poids des habitudes

Les gestes barrières sont devenus anecdotiques pour bon nombre de nos concitoyens : port du masque, lavage des mains, distanciation physique et autres dispositions sanitaires sont partout banalisés. Les populations font preuve de relâchement dans l’administration publique et privée, dans les établissements scolaires, dans les entreprises,  dans les marchés, et autres lieux de rassemblement, à un moment où une deuxième vague a refait surface dans les pays africains.

Après des mois de panique, tout donne aujourd’hui, l’impression que beaucoup de Béninois vivent dans l’indifférence dans la banalisation de la pandémie du Covid-19. Même les déclarations du ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, sur la résurgence des cas de contamination ne semblent pas donner l’alerte. Comment ne pas s’inquiéter d’une telle banalisation alors que le virus continue de circuler ?

Pour enrayer cette tendance à la banalisation, il faut d’abord savoir que les Béninois ne vont pas changer si facilement leurs attitudes et comportements qui frisent l’irresponsabilité. Se saluer sans se toucher ou se donner des accolades n’était pas dans leurs habitudes. C’est pourquoi il faut continuer à sensibiliser la population sur la nécessité et l’utilité des gestes barrières pour éviter autant que possible la propagation du virus. Il faut aussi, bien sûr, continuer à faire respecter avec rigueur les mesures sanitaires sans transiger sur les moyens.

Mais aucune de ces dispositions ne sera efficace que si les autorités publiques communiquent honnêtement sur l’ampleur de la propagation du virus, et comment la situation est gérée au quotidien. Lorsque des citoyens doutent sérieusement de la réalité de la pandémie au Bénin, la clarté dans la circulation de l’information est une donnée à ne pas négliger.

Serge Bidouzo

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