octobre 25, 2020
Simplement François

Une belle prière

Quand nous ressentons fortement le doute et la peur, que nous avons l’impression de sombrer, dans les moments difficiles de la vie, où tout devient sombre, nous ne devons pas avoir honte de crier, comme Pierre : « Seigneur, sauve-moi ! ». Frapper au cœur de Dieu, au cœur de Jésus : « Seigneur, sauve-moi ! ». C’est une belle prière. Nous pouvons la répéter très souvent : « Seigneur, sauve-moi ! ». Et le geste de Jésus, qui tend immédiatement sa main et saisit celle de son ami, doit être contemplé longuement : Jésus est cela, Jésus fait cela, Jésus est la main du Père qui ne nous abandonne jamais ; la main forte et fidèle du Père, qui veut toujours et seulement notre bien. Dieu n’est pas le grand bruit, Dieu n’est pas l’ouragan, il n’est pas l’incendie, il n’est pas le tremblement de terre – comme le rappelle aujourd’hui également le récit du prophète Elie – ; Dieu est la brise légère – il dit littéralement ainsi : il est ce « fil de silence sonore » – qui ne s’impose pas mais demande d’écouter (cf. 1 R 19, 11-13). Avoir la foi, au milieu de la tempête veut dire garder son cœur tourné vers Dieu, vers son Amour, vers sa tendresse de Père. Jésus voulait enseigner cela à Pierre et à ses disciples, et à nous aussi aujourd’hui. Dans les moments sombres, dans les moments de tristesse, Il sait bien que notre foi est pauvre – nous sommes tous des gens de peu de foi, nous tous, moi aussi, tous – et que notre chemin peut être tourmenté, bloqué par des forces adverses. Mais Il est le Ressuscité ! N’oublions pas cela : Il est le Seigneur qui a traversé la mort pour nous emmener en lieu sûr. Avant même que nous commencions à le chercher, Il est présent à nos côtés. Et en nous relevant de nos chutes, il nous fait croître dans la foi. Peut-être que nous, dans l’obscurité, nous nous écrions : « Seigneur ! Seigneur !», en pensant qu’il est loin. Et Lui, nous dit : « Je suis là ! ». Ah, il était avec moi ! Le Seigneur est comme cela.

(Angélus, Rome, 9 août 2020)

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