décembre 5, 2021
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50 ANS DE VIE RELIGIEUSE ET 25 ANS DE SACERDOCE : Le service dans la douceur de l’amour de Dieu

La Mère Maria Paola Perotti de l’Eucharistie, Sœur clarisse capucine en mission à Wawata (Bénin), a célébré le 29 juin 2020, 50 ans de vie religieuse et 75 ans d’existence. Deux jours plus tôt, le père Martial Alain Ayimihoué, vicaire général du diocèse d’Abomey, a rendu grâce pour ses 25 ans de sacerdoce. Deux événements, signes du service accompli dans la douceur de l’amour de Dieu.

►  Les moniales capucines de Wawata jubilent

Au milieu, la Mère Maria Paola Perotti en procession avec la Croix

Mère Maria Paola Perotti de l’Eucharistie, de la communauté des Sœurs clarisses capucines a rendu grâce au Seigneur le 29 juin 2020 au monastère Jésus Eucharistie de Wawata, pour un double jubilé : 50 ans de vie religieuse et 75 ans d’existence. La messe commémorative a été présidée à 10h par Mgr Clet Fèliho, évêque de Kandi, entouré d’une dizaine de prêtres dont le Père capucin Roger Bessan, vicaire épiscopal en charge des Instituts de vie consacrée et des Sociétés de vie apostolique, dans l’archidiocèse de Cotonou.

Au cours de cette fête qui coïncide avec la solennité des saints Pierre et Paul, la messe est animée par une vingtaine de sœurs moniales capucines en langues locales, en français et en italien. À elles se sont joints une trentaine d’autres religieux et laïcs qui, par leur présence aux côtés de la Mère Maria Paola, ont témoigné de leur affection à sa personne. Cette dernière, ayant foulé le sol béninois le 13 août 1993, s’est faite toute à tous ainsi que l’atteste Mgr Fèliho dans son homélie : « Elle n’a pas hésité à se faire africaine avec les africaines, béninoise avec les béninoises en vue de les gagner au Christ. Le Seigneur a suscité autour d’elle beaucoup de vocations du terroir. » De fait, au cours de la même célébration, la Sœur Marie Regina, plus jeune qu’elle, a renouvelé ses vœux temporaires en présence de la Mère abbesse Maria Madelena Lovison. Poursuivant son homélie et en commentant les textes de la solennité, le prélat ajoute : « Martyre et vie religieuse sont les deux faces d’une même réalité. La différence est que le sacrifice est d’un côté sanglant et de l’autre non sanglant. Mais ils ont la même finalité à savoir répondre à la question de Jésus à ses disciples : “pour vous, qui suis-je ?” ».

Dans son mot de remerciement, Mère Maria Paola Perotti bénit Dieu en ces termes : « En relisant mon histoire, je n’ai rien d’autre à faire que louer le Seigneur. » De fait, elle a fait son entrée au monastère de Mercatello, maison natale de sainte Véronique le 28 octobre 1967. Après 3 ans de formation, elle émet ses premiers vœux le 29 juin 1970 et sa profession perpétuelle le 9 juillet 1973. En 1988, elle est appelée à servir sa communauté comme Mère abbesse. Puis en 1992, ayant senti l’appel du Seigneur pour la mission, elle démissionne de sa charge de Mère abbesse pour se rendre au Bénin où elle demeure depuis le 13 août 1993.

Michaël GOMÉ

►  Le père Martial Alain Ayimihoué fête 25 ans de sacerdoce

Parents et amis au cours de la célébration eucharistique

« Le Seigneur attend de moi un effort constant de Le samedi 27 juin 2020, le père Martial Alain Ayimihouè a rendu grâce à Dieu pour ses 25 ans de vie presbytérale. C’était à la cathédrale Saints Pierre et Paul d’Abomey, au cours de la messe présidée par Mgr Eugène Cyrille Houndékon, et concélébrée par une cinquantaine de prêtres. Il était entouré des parents, amis et bienfaiteurs.

A l’entame de la célébration des 25 ans de sacerdoce du père Martial Ayimihoué le samedi 27 juin 2020, la vice-présidente du Conseil pastoral de la cathédrale Saints Pierre et Paul d’Abomey a pris la parole pour souhaiter les vœux au père jubilaire et la bienvenue à toute l’assistance. Ceci a été accompagné du chant composé pour la circonstance à l’endroit de l’heureux du jour. Le décor est ainsi planté. Mgr Cyrille Houndékon a axé son homélie sur deux grands points : l’herméneutique de l’autorité et du service d’une part, l’éloge et la gratitude au père jubilaire, d’autre part.

En effet, après lui avoir adressé ses vives et chaleureuses félicitations, Mgr Houndékon a d’abord fait mention de la pandémie de la Covid-19 qui fait des ravages au Bénin. Il a profité pour féliciter les confrères de promotion du jubilaire présents tels que : les pères Raymond Sobakin, Recteur du Grand Séminaire Saint Gall de Ouidah et Mathieu Akankossi, curé de la paroisse Christ Roi de Tindji Ahito et président du Tribunal ecclésiastique interdiocésain de Lokossa, Dassa et Abomey.

Mgr Cyrille Houndékon entouré des pères Martial Alain Ayimihouè (à sa droite) et Raymond Sobakin (à sa gauche)

Le service et l’autorité

La liturgie de la Parole de ce jubilé était celle choisie à l’ordination sacerdotale du père Ayimihoué en 1995 (1 Pierre 5, 1-4 et Luc 22, 24-32). Ces lectures visent à modeler le prêtre sur Jésus considéré comme berger suprême mais entièrement voué au service du troupeau avec vigilance, douceur et amour jusqu’au bout. Il est question de l’autorité et du service. Certes, dans l’expérience courante, le mot autorité vient du latin « autorita » qui signifie l’ordre, le commandement, le pouvoir, l’influence, l’instance de décision, le plein pouvoir, etc. Cette définition influe naturellement sur les Apôtres. Mais Jésus va les instruire en orientant leurs esprits sur l’humilité, le genre de pouvoir et de responsabilité dont il est le modèle. « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie pour la multitude », rappelle Mgr Houndékon. Il poursuit  : « Loin d’opposer l’autorité au service, Jésus a plutôt institué l’autorité comme service ». Ainsi, la vocation première de toute personne détenant une parcelle de pouvoir ou ayant la charge de diriger ou de guider des personnes, consiste à se mettre au service de celles et de ceux qui lui sont confiés en se souciant de mettre tout en œuvre pour contribuer à leur épanouissement, leur bien-être, à l’accroissement de leurs potentialités et de leurs talents. Il ajoute : « Il s’agit aussi pour lui de favoriser leur prospérité et de promouvoir des modèles de vertus humaines ainsi que des valeurs morales, spirituelles et sociales, gage de justice et de paix sociale ». Mais il faut savoir que toute autorité vient de Dieu, car c’est lui qui détient notre vie. Si tel n’est pas le cas, l’autorité tombe dans le culte de la personnalité. En tant que bergers, les Apôtres sont invités à cultiver la vertu du service. À l’endroit notamment du père jubilaire, l’évêque a rappelé sa boussole de vie sacerdotale qui n’est rien d’autre que l’humilité et le service. L’évêque d’Abomey a encouragé le père Ayimihoué de continuer à cultiver ses qualités : son sens de service, son attachement à l’organisation, son souci de la promotion de la catéchèse et de l’alphabétisation. Bref, un pasteur zélé, avisé, pragmatique et plein d’initiatives. À la fin de la messe, l’heureux du jour a pris la parole pour adresser ses mots de remerciements.

Juste Sèmlinko YÈLOUASSI, Correspondant

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