janvier 22, 2022
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25 ans du Centre de santé à vocation humanitaire “Sêyon”  : Un trésor pour la pastorale de la santé

25 ans du Centre de santé à vocation humanitaire “Sêyon”

 Un trésor pour la pastorale de la santé

  

Le samedi 15 février 2020, le Centre “Sêyon”, situé au quartier Zogbohouè à Cotonou, a célébré ses 25 années d’existence au service de la thérapeutique africaine. À l’occasion de ce jubilé d’argent, la messe d’action de grâce présidée par Mgr Roger Houngbédji, op, archevêque de Cotonou, a connu la participation massive du personnel, parents, amis et invités. Elle a été concélébrée par une vingtaine de prêtres dont le vicaire général, le père Théophile Akoha et des pères responsables de la santé et des hôpitaux.

 

« Je n’arrivais pas à procréer après 13 ans de mariage. Je suis donc allée au Centre Sêyon pour trouver une solution. Une fois là-bas, ils m’ont dit d’amener aussi mon mari. Ce que j’ai fait et ils nous ont traités. Je vous assure, je n’ai pas fait deux mois et je suis tombée enceinte. Ils travaillent très bien dans ce Centre. J’y ai amené ma maman pour des soins », témoigne Mme Boucharath, une cliente. Et M. Babalola d’ajouter : « Ma mère était malade. Elle n’allait plus régulièrement à la selle. Je l’ai donc amenée au Centre Sêyon et elle a été guérie. C’était en 2008 et depuis 12 ans, elle n’a plus ce problème. Aussi, quand mon épouse était enceinte de notre premier bébé, elle a bénéficié de soins palliatifs et n’a plus souffert dans les tout premiers mois. Leurs produits sont très efficaces et n’ont pas d’effets secondaires. Toute ma famille et moi, nous avons adopté le Centre Sêyon ». Que de témoignages dans les rangs des usagers du Centre ! En effet, l’intérieur du Centre Sêyon était bondé de monde ce samedi 15 février, jour de commémoration de ses 25 années d’expériences qui restera gravé dans le cœur de son personnel composé de 25 salariés et de ses responsables. Pour rendre cette journée mémorable, les agents du Centre ont tous porté le même pagne de couleur verte choisi à dessein. Dans cette même allégresse, le père Fulbert Amoussou, directeur de Centre, dans son discours, a exprimé sa reconnaissance à l’endroit de ses collaborateurs : « Ce parcours n’aurait pas été possible sans le zèle et le sacrifice de nombreux hommes et de nombreuses femmes qui ont œuvré ici, sans oublier tous les anciens agents du Centre, particulièrement le Docteur Gisèle Egounlety Toudonou ». Selon lui, c’est une action de grâce parce que c’est un Centre qui a sa raison d’être, c’est un trésor de l’Église catholique qui répond à un objectif précis et spécifique. Celui d’assister les chrétiens et tous les hommes en détresse confrontés à certaines maladies qui dépassent les ressources de la médecine moderne. Partageant la joie du personnel, Mgr Roger Houngbédji s’exclame : « Ce jubilé d’argent est un véritable motif d’action de grâce et de joie pour tous. Je salue le père directeur, tous ceux qui collaborent avec lui ainsi que toutes les personnes qui se sont investies pour la mission de ce Centre ».

Soigner l’homme africain touché par la maladie

Dans son homélie, l’Archevêque de Cotonou a rappelé de façon brève, l’historique de la création de ce Centre. Évoquant le glorieux souvenir et la vision prophétique de l’initiateur et du fondateur du Centre, le prélat a indiqué que c’est suite au mini synode diocésain de 1992, que Mgr Isidore de Souza, de lumineuse mémoire, avait pris la décision de mettre sur pied ce Centre. Ceci, face aux multiples interrogations que suscitent habituellement les maladies dont la médecine moderne ne détient pas toujours le remède. Dès lors, selon l’Archevêque de Cotonou, le défi majeur de ce Centre est d’accueillir et de soigner l’homme africain touché par la maladie et trouver une thérapeutique adéquate qui associe médecine moderne, médecine traditionnelle et foi chrétienne. Mgr Houngbédji a précisé qu’il s’agit d’un Centre de traitement de médecine africaine tenu par des pharmacologues avertis et de foi chrétienne sûre et rassurante. Par la suite, le célébrant va inviter toute l’équipe de ce lieu de guérison à se baser sur trois points majeurs pour mieux satisfaire les usagers du Centre. Il s’agit entre autres de la fidélité à Dieu comme chemin de vie et de salut, de la compassion et de la bonne gestion des moyens que le Seigneur met à disposition pour accomplir son œuvre. En remerciant le père directeur de ce Centre pour ses efforts quotidiens, le personnel n’a pas manqué de relever au cours d’un entretien avec Mgr Houngbédji, les difficultés rencontrées dans le travail. Il a profité de l’occasion pour exprimer ses besoins à l’Archevêque : Se faire former pour mieux servir et assurer la relève. Faisant sienne ces différentes doléances, le prélat a promis œuvrer pour leur prise en compte.

Comfort Sant’Anna

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