août 11, 2020
Ici et Ailleurs

Archidiocèse de Cotonou : Ouverture de l’année pastorale sous le signe de la bonne gouvernance

Archidiocèse de Cotonou

Ouverture de l’année pastorale sous le signe de la bonne gouvernance

 

La paroisse Saint-Antoine de Padoue d’Abomey-Calavi a accueilli le samedi 19 octobre 2019, la cérémonie d’ouverture de l’année pastorale 2019-2020 et la publication de la 3e Lettre pastorale de Mgr Roger Houngbédji : “L’intendant fidèle et avisé”. C’était au cours d’une eucharistie célébrée par l’archevêque de Cotonou entouré de ses agents pastoraux.

 

Ma préoccupation, loin d’être une réelle question, est plutôt une doléance. Que faire pour que” nos pères, nos vicaires, nos curés, et tout le clergé aient : Un même cœur et une même âme ? ». Cette interrogation de Sébastienne Adjaï, à l’issue de la présentation de la nouvelle Lettre pastorale de Mgr Roger Houngbédji, a rendu perplexe toute l’assemblée, le samedi 19 octobre 2019 à la paroisse Saint-Antoine de Padoue d’Abomey-Calavi. Prenant la parole, le père Hubert Kèdowidé, directeur diocésain de la communication de Cotonou, explique : « La première année de notre Plan stratégique d’action pastorale (Psap) nous a permis d’approfondir la thématique de la foi authentique pour redécouvrir notre identité chrétienne.

La deuxième année, consacrée à la communion fraternelle, nous a porté à prendre des initiatives concrètes pour témoigner que la fraternité est l’autre nom du christianisme. Cette nouvelle année pastorale s’ouvre sous le signe de la bonne gouvernance, troisième objectif stratégique de notre Plan pastoral ». « Je cherche, au bas mot, l’unité des chrétiens. On en souffre et c’est le moment de le dire », a déclaré la jeune dame. C’est dans cette atmosphère d’échanges fraternels que Mgr Roger Houngbédji, archevêque de Cotonou, a publié sa troisième Lettre pastorale intitulée : L’intendant fidèle et avisé. « Nous sommes invités à avoir une culture de rectitude, de justice, de probité, de vérité, de sagesse au regard des scandales de corruption et d’opacité qui restent monnaie courante dans notre pays.

Mgr Houngbédji souhaite que nous soyons ouverts aux mesures de contrôle pour un cadrage, une organisation et une marche commune. Il nous engage à une réflexion incarnée sur la bonne gouvernance dans la gestion de nos biens », ajoute le père Hubert Kèdowidé. S’agissant de biens, l’archevêque de Cotonou précise : « Parler de bonne gouvernance, c’est d’abord refuser d’être nous-mêmes gouvernés par l’argent afin de mieux nous consacrer au bien premier qu’est la foi ». Il a insisté sur trois points fondamentaux dans son homélie : le refus d’être asservis par l’argent, le refus total et radical de toute compromission, et la nécessité de faire confiance à l’Esprit Saint. « En aucun cas et pour aucune raison, nous ne pouvons ni ne devons nous laisser inféoder ni par des cercles, ni par des personnes qui détiennent quelque pouvoir que ce soit.

La foi que nous proclamons ne peut être soumise à aucune puissance terrestre. Ainsi donc, prenons bien garde à ce que nos recherches indues de compromis ne se transforment en compromissions », a-t-il déclaré. Le père Théophile Akoha, 1er vicaire général de l’archidiocèse de Cotonou, a quant à lui, salué la marche d’une Église-Famille de Dieu en sortie. À la fin de la messe, le père Antoine Mètin, directeur du Psap, a lu la lettre de nomination des directeurs et sous-directeurs de quelques institutions de l’archidiocèse. Ces derniers ainsi que d’autres laïcs ont été envoyés en mission par Mgr Roger Houngbédji pour la réalisation des projets liés à la bonne gouvernance.

Florent HOUESSINON

Related Posts