août 11, 2020
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RÉCITATION DU ROSAIRE ET PLUIE DE GRÂCES DIVINES : Les “Ave Maria” en question

RÉCITATION DU ROSAIRE ET PLUIE DE GRÂCES DIVINES

Les “Ave Maria” en question

Les “Ave Maria” récités par les catholiques ont toujours fait couler beaucoup d’encre et continuent d’en faire. Et pourtant la dévotion et la profondeur au Rosaire apportent une multitude de grâces pour nous et autour de nous.

La sainte Écriture offre les bases de la prière de l’Ave Maria récitée par les chrétiens, notamment les chrétiens catholiques. D’une part, dans la salutation respectueuse de l’ange Gabriel lors de l’Annonciation : « Salut, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 28). D’autre part dans la louange de Sainte Elisabeth remplie de l’Esprit Saint lors de la visitation de la Vierge Marie : « Tu es bénie entre les femmes et le fruit de tes entrailles est béni » (Lc 1, 42).

La nature et le fondement du culte de Marie L’origine de l’Ave Maria, les paroles prophétiques de Marie elle-même au cours de la visitation à sa cousine : « Désormais toutes les générations me diront bienheureuse » (Lc 1, 48) et la bénédiction de la femme du peuple : « Heureux les flancs qui t’ont porté et les seins qui t’ont allaité » (Lc 11, 27) fondent le culte de la Vierge Marie. Étant donné sa dignité de Mère de Dieu et la plénitude de grâce qui en résulte, Marie a droit à un culte spécial essentiellement inférieur au culte de latrie (Adoration), qui appartient à Dieu seul, mais supérieur au culte de dulie (vénération) qui appartient aux anges et aux saints.

Ce culte spécial est appelé culte d’hyperdulie. Jean-Paul II fonde la puissance de la dévotion mariale sur la maternité divine de Marie et écrit que « l’imploration insistante de la Mère de Dieu s’appuie sur la certitude confiante que son intercession maternelle est toute puissante sur le cœur de son Fils » (n° 16). Car, ajoute le Saint Pape Jean-Paul II, Marie est « la Mère attentive à laquelle, dans la personne du disciple bien-aimé, le Rédempteur confia au moment de sa mort tous les fils de l’Église » (n°7). De même, il insiste sur le rôle de Marie qui « tout en faisant partie de l’Église comme membre, “tient la place la plus élevée et en même temps la plus proche de nous”, elle, qui est la Mère du Christ, est en même temps la Mère de l’Église » (n°15).

Le culte de Marie prit un grand essor à la suite de la reconnaissance de sa dignité de Mère de Dieu, défendue par Saint Cyrille d’Alexandrie au Concile d’Ephèse (431). C’est au Moyen-Âge que le culte de Marie atteignit son plus grand développement.
De l’Ave Maria au Rosaire Au XVe siècle, le jeune chartreux Dominique rédige 50 courtes clausules (petits ajouts à la prière du «Je vous salue Marie »). Son prieur est séduit par cette proposition nouvelle et l’envoie à divers monastères de son ordre. Puis Dominique rédige une série de trois fois 50 clausules, en parallèle avec les 150 psaumes. Peu à peu, pour faciliter la mémorisation, on passe à l’usage de regrouper les “Ave” en quinze dizaines, toutes introduites par un “Pater”. On réduit ainsi le nombre de clausules qui passe de 150 à 15. Ainsi naît le Rosaire.

Au début du XXIe siècle, le Pape Saint Jean-Paul II proclame une année du Rosaire et ajoute aux quinze mystères, joyeux, douloureux, glorieux, des « petits nouveaux », les cinq mystères lumineux. Différence entre chapelet et rosaire Dans l’usage du mot « Rosaire », on peut entendre la récitation de vingt dizaines d’Ave Maria, regroupées en cinq dizaines pour chacun des mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux. Le terme « chapelet » désigne à la fois la prière et l’objet utilisé pour la réciter (les grains accrochés à une fi celle).

En effet, lors d’un chapelet, on médite 5 mystères. La prière du chapelet ou du Rosaire ressemble à une prière répétitive en apparence, mais c’est surtout une prière méditative et à chaque mystère correspond un passage de la vie du Christ. Ainsi tout en ayant une caractéristique mariale, parce qu’elle est une prière de dévotion en l’honneur de la Vierge Marie, la prière du Rosaire est une prière dont le centre est Jésus-Christ. Car en réalité, cette prière est une médiation de l’ensemble de la vie de Jésus-Christ et cette médiation a plusieurs utilités. Elle permet de travailler son cœur pour Dieu, de cultiver sa vie spirituelle, d’intérioriser et de méditer la vie du Christ, d’offrir du temps à Dieu, de lui confier des intentions et en recevoir les fruits.

Les avantages de la prière du Rosaire Selon le Magistère des Papes, la prière du Rosaire nous obtient quelques bénédictions : les pécheurs obtiennent le pardon, les âmes altérées sont rassasiées, ceux qui sont liés voient leurs entraves brisées, ceux qui pleurent trouvent la joie, ceux qui sont tentés trouvent la tranquillité, les indigents reçoivent du secours, les religieux sont réformés, les ignorants sont instruits, les vivants triomphent de la décadence, les morts sont soulagés par manière de suffrage. Plus encore, d’après saint Louis-Marie Grignion de Montfort, la prière du Rosaire a huit bienfaits. Selon lui, cette prière nous élève insensiblement à la connaissance parfaite de Jésus-Christ, elle purifie nos âmes du péché, elle nous rend victorieux de tous nos ennemis, rend la pratique des vertus facile, embrasse de l’Amour de Jésus Christ, enrichit de grâces et de mérites, fournit de quoi payer toutes nos dettes à Dieu et aux hommes et enfin nous fait obtenir de Dieu toutes sortes de grâces.


Pour ceux qui récitent le Rosaire, la Sainte Vierge promet à Saint Dominique et au Bienheureux Alain de la Roche :

1. À tous ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire, je promets ma protection toute spéciale et de très grandes grâces ;

2. Celui qui persévérera dans la récitation de mon Rosaire recevra quelques grâces signalées ;

3. Le Rosaire sera une armure très puissante contre l’enfer ; il détruira les vices, délivrera du péché, dissipera les hérésies ;

4. Le Rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes œuvres et obtiendra aux âmes les miséricordes divines les plus abondantes ; il substituera dans les cœurs l’Amour de Dieu à l’amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels ; que d’âmes se sanctifieront par ce moyen !

5. Celui qui se confie en moi par le Rosaire, ne périra pas ;

6. Celui qui récitera pieusement mon Rosaire, en considérant ses mystères, ne sera pas accablé par le malheur. Pécheur, il se convertira ; juste, il croîtra en grâces et deviendra digne de la Vie éternelle ;

7. Les vrais dévots de mon Rosaire seront aidés à leur mort par les secours du Ciel ;

8. Ceux qui récitent mon Rosaire trouveront pendant leur vie et à leur mort la lumière de Dieu, la plénitude de ses grâces et ils participeront aux mérites des bienheureux ;

9. Je délivrerai très promptement du Purgatoire les âmes dévotes à mon Rosaire ;

10. Les véritables enfants de mon Rosaire jouiront d’une grande gloire dans le Ciel ;

11. Ce que vous demanderez par mon Rosaire, vous l’obtiendrez ;

12. Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités ;

13. J’ai obtenu de mon Fils que tous les confrères du Rosaire aient pour frères, en la vie et à la mort, les saints du Ciel ;

14. Ceux qui récitent fidèlement mon Rosaire sont tous mes fils bien-aimés, les frères et sœurs de Jésus Christ ;

15. La dévotion à mon Rosaire est un grand signe de prédestination.

 

Stanislas Amoussou

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