octobre 20, 2019
Le Chiffre de la semaine

25%

Il y a quelques jours, Jonas Gbian, commissaire en charge du département de l’agriculture, des ressources en eau et de l’environnement de l’Uémoa à la tête d’une délégation de l’Institution a séjourné au Bénin. Deux objectifs fondamentaux sont à l’origine de cette mission. Le premier, c’est de féliciter le Bénin pour les performances qu’il a réalisées sur le plan agricole notamment dans la filière coton en trois ans. En effet d’environ 303.000 tonnes, la production du coton est passée en trois ans à 678.000 tonnes, soit un taux d’accroissement de 125%, faisant du pays le premier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uémoa). Le deuxième et certainement le plus important, est de plaider pour la transformation locale de 25% de la production annuelle du coton. En conséquence, souligne Gbian dans une interview accordée au quotidien la Nation : « …Nous avons les moyens pour le faire …Nous nous sommes fixés l’échéance 2020 qui est déjà là… ». Belle initiative de l’institution monétaire sous régionale, car à ce jour moins de 5% de la production du coton est transformée, la plupart du temps de façon artisanale. Mais comment y parvenir ? Voilà toute la question.

À priori, il faut craindre que les intentions de l’Uémoa ne soient de pures incantations. Car à moins de cinq mois de 2020, sur le terrain, il n’y a  aucune perspective technologique tendant à concrétiser ces ambitions. Ensuite, en juillet 2020, on annonce l’entrée en vigueur de la monnaie unique de l’Afrique de l’Ouest (Eco) qui doit consacrer de fait la disparition de l’Uémoa. Dans ces conditions, le pari de la transformation de 25% de la production annuelle du coton  paraît quelque peu intenable, sauf miracle.

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