juin 16, 2019
Le Chiffre de la semaine

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L’Union économique et monétaire ouest africaine (Uémoa) vient de publier son rapport sur la note conjoncture économique régionale du quatrième trimestre 2018. Il fait ressortir les performances agricoles enregistrées dans les huit pays de l’espace économique. Ce rapport indique que le Bénin est le deuxième pays producteur agricole de l’Union au titre de la campagne agricole 2017-2018. En effet avec 11.269.403 de tonnes de produits vivriers, le Bénin vient juste derrière la Côte d’Ivoire qui est en tête avec une production totale de 17.603.318 tonnes. Le classement de l’institution économique sous régionale place le Bénin dans une position enviable. Car, il n’y a pas si longtemps, les statistiques officielles relayées abondamment par les journaux révélaient que le Bénin serait le premier producteur de coton dans la sous-région ouest-africaine francophone. À priori les réformes agricoles engagées sous le régime de la rupture n’ont pas attendu longtemps pour produire des effets assez positifs. Et c’est tant mieux !

Seulement, on se pose bien des questions face à ces performances qu’enregistre le Bénin dans le domaine agricole. Ainsi, comment avec tant de tonnages de produits vivriers, nombre de Béninois peinent à assurer trois repas par jour ? Comment avec tant de performances agricoles, le pays ne parvient pas encore à l’autosuffisance alimentaire ? Comment comprendre que malgré tous les exploits agricoles, les marchés béninois soient envahis par des produits vivriers venus de l’extérieur parfois des pays sahéliens comme le Burkina ? On peut multiplier les questionnements. Sans avoir les réponses à toutes ces préoccupations, le Gouvernement qui multiplie tant d’efforts dans le domaine agricole doit revoir sa politique par rapport à la production vivrière pour qu’elle serve vraiment aux premiers destinataires : les populations béninoises. L’autosuffisance est à ce prix.

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