juillet 19, 2019
Simplement François

Le don d’organe : un don au Seigneur souffrant

Les développements de la médecine des transplantations ont rendu possible le don d’organes après la mort, et dans certains cas durant la vie, pour sauver d’autres vies humaines ; pour conserver, retrouver et améliorer l’état de santé de tant de personnes malades qui n’ont pas d’autre alternative. Le don d’organes répond à un besoin social. Cependant la signification du don pour le donateur, pour le receveur, pour la société, ne se réduit pas à son “utilité”, puisqu’il s’agit d’expériences profondément humaines et chargées d’amour et d’altruisme. À ce propos, le Catéchisme de l’Église catholique enseigne que « la donation d’organes après la mort est un acte noble et méritoire et doit être encouragée comme une manifestation de généreuse solidarité » (n. 2296). En vertu de la dimension relationnelle intrinsèque de l’être humain, chacun de nous se réalise lui-même aussi à travers la participation à la réalisation du bien d’autrui. Chaque sujet représente un bien non seulement pour soi, mais pour toute la société ; d’où la valeur de l’engagement pour la poursuite du bien du prochain. Dans sa lettre encyclique Evangelium vitae, Saint Jean-Paul II nous a rappelé que, parmi les gestes qui concourent à alimenter une culture authentique de la vie « il faut particulièrement apprécier le don d’organes, accompli sous une forme éthiquement acceptable, qui permet à des malades parfois privés d’espoir, de nouvelles perspectives de santé et même de vie » (n. 86). C’est pourquoi il est important de garder le don d’organes comme don gratuit et non rétribué. En effet, toute forme de marchandisation du corps ou d’une de ses parties est contraire à la dignité humaine. Dans le don de sang ou d’un organe du corps, il est nécessaire de respecter la perspective éthique et religieuse. Les croyants sont appelés à le vivre comme une offrande au Seigneur, qui s’est identifié avec ceux qui souffrent à cause de la maladie, d’accidents de la route ou du travail. Il est beau, pour les disciples de Jésus, d’offrir ses organes, dans les termes consentis par la loi et par la morale, parce qu’il s’agit d’un don au Seigneur souffrant, qui a dit que tout ce que nous avons fait à un frère dans le besoin, c’est à Lui que nous l’avons fait (cf. Mt 25, 40).

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