février 28, 2020
Le Chiffre de la semaine

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Vendredi 15 mars 2019, le ministre béninois de l’énergie, Dona Jean Claude Houssou se réjouit de la mise en fonction du premier moteur de la centrale thermique de 120 Mw à Maria Gléta. Un signe de renaissance de ce fameux projet dans lequel l’État béninois a englouti des milliards sans suite. Certainement. Dans tous les cas, au ministère de l’énergie on indique que la construction, disons, la réhabilitation de la centrale de Maria Gléta dans le secteur de l’énergie est l’un des projets phares du Programme d’action du Gouvernement (Pag). Avec la mise en service du premier moteur de la centrale, le Bénin, à en croire les autorités du ministère de l’énergie amorce son autonomie énergétique. Et c’est tant mieux ! Cela dit, en attendant la suite où peut être d’autres moteurs seront mis en service au grand bonheur des populations, il serait intéressant de tirer au clair certaines choses. Car la centrale de Maria Gléta a une histoire funeste d’une mal gouvernance caractérisée au plus haut niveau de l’appareil étatique.

En effet, l’ancien régime aurait passé le marché de la construction de la centrale avec une société américaine dénommée Combustion Assiociates Inc (Cai) qui serait sans expérience dans le secteur énergétique, selon les conclusions d’un bureau d’études réalisées en 2009. La suite, c’est environ 46 milliards dilapidés avec des technologies inadaptées sans jamais avoir l’électricité. Et tout cela s’est passé sous un ancien ministre de l’énergie sous Boni Yayi et qui se retrouve être aujourd’hui encore au Gouvernement de Patrice Talon. Le bon sens voudrait bien que ce ministre aide la population à mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ce bradage du patrimoine national qu’il est appelé à servir actuellement sous une autre forme. Bonne gouvernance oblige !

 

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