décembre 19, 2018
Questions/Réponses

Questions / Réponses

Question de Fidélia HINNOUGBE

« Redressez-vous », nous exhorte le Seigneur. Que dois-je faire dans ma vie pour ne pas rester courbé quand le Seigneur viendra ?


Réponse du Père Jean OUSSOU-KICHO

Ma sœur, en ce dimanche, qui est le premier du temps de l’Avent et de l’année liturgique, le Seigneur nous parle de sa venue en trois étapes : le chamboulement de tout, la venue du Fils de l’homme et les implications pour nous, ses disciples. Le Seigneur dit : « Redressez-vous… ». De fait, n’est appelé à se redresser que celui qui est courbé. Et donc, que dois-je faire dans ma vie pour ne pas rester courbé quand le Seigneur viendra ? Le disciple peut rester courbé par un ensemble de réalités dépendant ou non de lui. En demandant à ses disciples de se redresser, le Christ s’adresse à chacun de nous quand nous doutons de sa présence, quand nous baissons les bras devant nos difficultés quotidiennes, quand nous cessons de faire des efforts ». Un chrétien peut se résoudre à se courber dans le monde parce qu’il peut être rejeté à cause du message dont il est porteur. Il s’agit, dans sa vérité, de ceux qui ont accepté la persécution pour le nom de Jésus, de ceux-là qui ont porté leur croix, à sa suite : Croix d’incompréhension, de préjugé, de rejet, de reniement, de soupçon, de trahison, etc. Pour ne pas rester courbé au jour du Seigneur, trois conditions nous semblent nécessaires. Premièrement, le témoignage : Il consiste à accepter le Christ, à le confesser et à défendre sa foi jusqu’au bout de sa vie, en prenant courageusement sa croix à sa suite, et dans son Église. Seul celui qui porte sa croix ainsi tient bon dans les vacillements du monde. À côté du témoignage de la croix, il faut le témoignage de la foi (1re lecture de ce jour), le témoignage de la charité (2e lecture) et le témoignage de l’espérance (Évangile). Deuxièmement, l’attention et la vigilance : le chrétien doit savoir lire les signes des temps et ne pas se laisser embobiner par les vaines gloires et les fausses philosophies du monde, véritables somnifères pour la conscience chrétienne. Elles permettent d’opérer des choix à la lumière de la raison et de la foi. La plus grande stratégie de l’esprit malin est de nous distraire pour mieux nous soustraire à l’Évangile. Troisièmement, la prière sans cesse : Elle nourrit notre patience et notre persévérance dans l’accueil des « croix quotidiennes ». Elle permet de tenir aux heures chaudes où la douleur de la chair semble discuter parfois l’accomplissement de la volonté de Dieu, au moment critique où nous sommes invités à opérer des choix qui engagent le tout de notre vie. Aux chrétiens des béatitudes, ce premier dimanche de l’Avent apporte la joie d’espérer des lendemains meilleurs dans ce monde qui fait de moins en moins de place à Dieu. Et alors, ma sœur, « Debout, le Seigneur vient » !

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