novembre 22, 2018
Editorial

Une ecologie mentale

C’est bien connu : nos villes sont sales au Bénin
comparativement à d’autres
villes de la sous-région. Le
constat est alarmant dans une
ville comme Cotonou qui
présente le spectacle désolant
d’une insalubrité déroutante :
sachets et sacs d’ordures le
long des voies, eaux usées
stagnantes çà et là avec une
puanteur suffocante, odeurs
nauséabondes d’urine à vous
couper le souffle. Le plus
grave, c’est que certains de
nos concitoyens donnent
l’impression d’être à l’aise au
milieu des tas d’immondices.
Or la qualité de notre vie
dépend de la qualité de notre
cadre de vie. C’est pourquoi
la célébration de la 33e Journée
mondiale de l’habitat au
début de ce mois est une occasion
pour nous de réfléchir sur
notre rapport à l’environnement.
Le thème de cette année
porte justement sur la question
de la gestion municipale des
déchets solides. Cela constitue
un véritable défi pour nos
communes et pour notre pays.
Comment y arriver ? De
façon individuelle et collective.
L’engagement individuel
est nécessaire pour valoriser
les règles de vie commune
en matière de propreté dans
les espaces publics. Car le
désir de vivre dans un cadre
agréable, sain et non pollué
se heurte souvent au caractère
insoutenable des attitudes de
certains de nos concitoyens.
C’est en maintenant propre
son environnement, que chacun
pourra vivre correctement.
Commençons donc par
nous-mêmes. Choisir de ne
plus uriner dans les espaces
publics, refuser de jeter les
déchets sur la chaussée.
En même temps que les
efforts individuels, des actions
collectives qui relèvent du
politique sont indispensables.
Les autorités publiques sont
appelées à une politique plus
cohérente d’aménagement du
territoire. Par exemple, multiplier
les poubelles dans les
villes, installer des toilettes
publiques, former les citoyens
à s’investir dans l’assainissement
de leur cadre de vie.
C’est par la conjonction des
deux que nous avancerons
vers un environnement sain
et habitable. Les actions du
politique sont nécessaires,
mais cela ne sera possible que
si nous travaillons à dépolluer
nos mentalités dans notre

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