septembre 15, 2019
Simplement François

Que nos différences ne deviennent pas des divisions

Cette cathédrale qui accueille depuis plus de 800 ans la vie chrétienne de cette ville ; témoin fidèle de nombreux de nos frères qui y sont venus pour adorer, prier, soutenir leur espérance en des temps de souffrance, et trouver du courage pour affronter des époques marquées par l’injustice et la douleur, nous accueille aujourd’hui pour que l’Esprit Saint continue de tisser, de manière artisanale, des liens de communion entre nous et ainsi nous rende aussi artisans d’unité parmi nos gens, de sorte que nos différences ne deviennent pas des divisions. Faire de ce qui nous identifie un objet du passé, une attraction touristique et de musée qui rappelle les faits d’une époque, d’une haute valeur historique, mais qui a cessé de faire vibrer le coeur de ceux qui l’écoutent, la foi chrétienne risque d’être réduite à un objet du passé qui, enfermé dans les murs de nos églises, cesserait d’entonner une mélodie capable de remuer et d’inspirer la vie et le coeur de ceux qui l’écoutent. Si la musique de l’Évangile cesse d’être jouée dans notre vie et se transforme en une belle partition du passé, elle ne saura plus rompre les monotonies asphyxiantes qui empêchent de susciter l’espérance, rendant ainsi stériles tous nos efforts. Si la musique de l’Évangile cesse de vibrer dans nos entrailles, nous aurons perdu la joie qui jaillit de la compassion, la tendresse qui naît de la confiance, la capacité de la réconciliation qui trouve sa source dans le fait de se savoir toujours pardonnés et envoyés, et qui est le meilleur antidote contre « la solitude et l’isolement », qui font partie des pires maux de notre temps, notamment pour les personnes âgées et pour les jeunes.

(Extrait du discours du Pape François, cathédrale luthérienne de Riga/Lettonie 24 septembre 2018)

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