La beauté de marcher dans la sainteté

la beauté

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La paroisse saint Antoine de Padoue d’Abomey-Calavi a abrité le samedi 8 septembre 2018, l’action de grâce au cours de laquelle, six nouvelles professes ont fait leur entrée définitive dans la famille des Soeurs Ocpsp. Ceci sous le regard bienveillant de l’archevêque de Cotonou, Mgr Roger Houngbédji et la présence de Mgr Paul Vieira, Mgr Clet Fèliho et de l’archevêque émérite de Cotonou, Mgr Antoine Ganyé ainsi qu’une centaine de prêtres.

Main droite levée, main gauche fermement maintenue sur la poitrine, une profession très charmante, individuelle et délicatement reprise en ces termes: « Résolue, je suis toute ma vie Jésus-Christ, mon époux ». C’est en ces termes qu’en ce samedi 8 septembre 2018, six jeunes filles : Honorine Dèhoumon, Cécile Tindaka M’hambo, Alice Mèton, Henriette Agbli, Marie-Brigitte Akodjèvo et Thérèse Adjobo font leurs professions perpétuelles dans l’Institut des Soeurs Oblates catéchistes petites servantes des pauvres (Ocpsp).

À l’appel de leur assistante générale, Soeur Ella Laourou, elles ont répondu d’une voix ferme, affirmant leur disponibilité à appartenir entièrement à Jésus. Pour exprimer ce désir d’épouser totalement le Christ, les candidates et leurs aînées jubilaires tenaient en main, au cours de la procession d’entrée, un symbole chargé de sens : des Roses (de couleur rouge). Face à de tels signes et expressions physiques de l’amour, l’archevêque de Cotonou, Mgr Roger Houngbédji, a indiqué aux candidates, le projet de Dieu d’offrir le Christ au monde. Un tel projet, selon le prélat, a pris corps avec la force et le mérite de Joseph de renoncer à une rupture en douceur de son lien avec la Vierge Marie. « En ce sens, sa docilité,son obéissance et sa disponibilitéressemblent au « fiat » de Marie », précise-t-il. Selon le prélat, « les desseins de Dieu prennent souvent à contre-pied nos calculs humains» et « l’histoire de toute vocation religieuse est comparable à l’expérience de Joseph ». Fort de cela, Mgr Roger Houngbédji a développé trois points essentiels dans son homélie : l’amour de l’appelé pour Dieu, la destination divine pour Dieu, la destination divine assignée à tout appelé et l’obligation de marcher dans la sainteté. Après avoir appelé l’attention des candidates sur le sens de la radicalité qu’exige la vie consacrée, il les a invitées à prendre la mesure de leur acte et à s’élever au-dessus de son euphorie. « Ayez bien conscience de ce que vous faites aujourd’hui. Et souvenez-vous toujours que l’attachement ferme à la radicalité de votre engagement sera le gage de votre fidélité au Christ », insiste-t-il tout en leur réitérant le soutien indéfectible du Seigneur quand elles vont satisfaire à deux conditions : comprendre la vie consacrée comme une route de sainteté et accueillir les conseils évangéliques comme le code de cette route. S’adressant aux Soeurs jubilaires, l’archevêque de Cotonou a manifesté sa joie de constater qu’elles représentent des modèles pour la nouvelle génération. « Vingt-cinq ans de vie religieuse, c’est une grâce immense ! Soixante ans, c’est un exploit ! Soixante dix ans de vie religieuse, c’est un record ! »,s’est-il exclamé. Après son homélie, il est revenu devant les candidates pour réécouter leur avis spontané de suivre le Christ. C’est alors qu’après la bénédiction de ce courage et le port de l’anneau, elles sont passées apposer une à une leur signature dans le livre de l’Institut des Soeurs Ocpsp.À leur suite, les Soeurs jubilaires ont fermé la marge des voeux en renouvelant leur alliance avec le Christ dans une célébration eucharistique très riche en symboles et en mots de gratitudes.

Florent HOUESSINON

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