Un bouquet de promesses pour l’Afrique

Sommet des chef dEtat

Sommet des chef dEtat

Créé officiellement suite à la Conférence ministérielle qui s’est tenue du 10 au 12 octobre 2000 à Beijing pour renforcer davantage la coopération amicale entre la Chine et les pays africains, le 7e Forum sur la coopération sino-africaine (Fcsa ouFocac) s’est tenu du 3 au 4 septembre 2018 à Beijing, en Chine.

« Communauté de destin et partenariat mutuellement avantageux», tel est intitulé le thème de ce sommet sino-africain qui rassemble cinquante-trois délégations venues du continent, en plus des dirigeants de l’Onu, de l’Union africaine, et de vingt-six organisations africaines et internationales ainsi que plus de six cent entreprises, groupes commerciaux et institutions de recherche. Lors de son allocution d’ouverture du forum, le président chinois, Xi Jinping, a confirmé que la Chine se poste en soutien de taille des pays africains et garantit des réalisations gagnant-gagnant pour le continent. Il a d’ailleurs assuré que son pays est « prêt à renforcer la coopération globale avec les pays africains pour construire une voie de développement de haute qualité adaptée aux conditions nationales, inclusive et bénéfique pour tous ». Au nombre des promesses, le dirigeant chinois a avancé la somme de 60 milliards de dollars comme subvention au continent et l’annulation d’une partie de la dette de certaines Nations africaines les moins développées, insulaires ou enclavées. À cela s’ajoute l’ambitieux projet des « Nouvelles Routes de soie » pour développer la connectivité commerciale de la Chine avec le reste du monde et sécuriser ses approvisionnements. Ces initiatives suscitent toute fois des critiques croissantes venues de l’Occident qui soulignent l’envolée de l’endettement de certains pays africains. En ouvrant le sommet, le président chinois s’est évertué à les désamorcer. Il a en outre annoncé la création de deux fonds (respectivement de 10 et de 5 milliards de dollars), consacrés à la finance du développement et au financement des importations de biens africains. Le soutien du géant asiatique comprendra également 15 milliards de dollars « d’aide gratuite et de prêts sans intérêts ». Et les entreprises chinoises seront encouragées à investir « au moins 10 milliards de dollars » en Afrique au cours des trois prochaines années. «Les investissements de la Chine en Afrique ne s’accompagnent d’aucune condition politique. La Chine ne s’immisce pas dans les affaires intérieures de l’Afrique et ne lui impose pas sa volonté », a affirmé Xi Jinping devant un parterre d’acteurs du monde économique et commercial. À sa suite, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a vivement réfuté l’étiquette de «néo-colonialisme» parfois collée par des «détracteurs» occidentauxà propos de l’aide chinoise. Il a en revanche plaidé pour le règlement de certains déséquilibres. «Très souvent, l’Afrique exporte des matières premières vers la Chine, tandisque la Chine nous exporte des produits finis. Cela limite la potentiel et la capacité de production de l’Afrique ainsi que la création d’emplois sur le continent africain», a-t-il analysé. Xi Jinping s’est parailleurs entretenu durant le weekenden tête-à-tête avec un grandnombre de chefs d’État comme lesprésidents égyptien Abdel Fattahal-Sissi, béninois Patrice Talon etsénégalais Macky Sall. En margedu sommet du Focac, le présidentcamerounais Paul Biya a assurédevant les médias que « ce sommet représente une occasion importante pour le développement commun des pays africains et de la Chine ».

Modeste BANON

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