La victoire de l’amour de Dieu sur le mal, la haine et la violence !

9 septembre 2018 Pain Hebdomadaire du Catholique par Théodore C. Loko

9 septembre 2018 Pain Hebdomadaire du Catholique par Théodore C. Loko

 Le Pain hebdomadaire du catholique – Dimanche 9 septembre 2018

Textes du jour

Première lecture :  Isaïe 35, 4-7a

Psaume : 146       

             Deuxième lecture :  Jacques 2, 1-5

            Evangile :  Marc 7, 31-37

Commentaire

Les textes liturgiques de ce dimanche nous annoncent une bonne nouvelle : la victoire de l’amour de Dieu sur le mal, la haine et la violence. C’est un encouragement pour tous ceux et celles qui ont vécu ou vivent dans la peur. C’est aussi un appel à ne pas entrer dans l’escalade de la violence.

Dans la première lecture, Isaïe qui nous est proposé, est le grand prophète du 8ème siècle avant notre ère. Il est témoin de la montée de l’empire assyrien et de la prise du Royaume du Nord sous leur joug en 722. L’extrait fait partie de deux chapitres appelés : « la petite apocalypse d’Isaïe ». Il s’agit d’un texte probablement inséré plus de deux siècles après, par l’auteur anonyme de la dernière partie du livre (chapitres 56-66). Il écrit quelques décennies après la fin de l’exil à Babylone, à l’époque où se poursuit le retour en terre d’Israël qui pour beaucoup fut ambivalent : à la fois objet d’espérance, mais aussi aventure en terre inconnue à travers un désert hostile. On sait que ce fut une épreuve insurmontable pour certains, trop angoissés à l’idée d’une expérience qu’ils jugent insupportable. Le prophète tente de les rassurer en assimilant ce qui est devant eux à l’Exode sous la conduite de Moïse : elle avait conduit les survivants de l’esclavage jusqu’en Terre promise. Le pays du manque s’est révélé celui de l’abondance, mais encore mieux, et c’est la merveille, celui de l’ouverture des yeux et des oreilles. C’est là en effet que Dieu parle, dans un cœur à cœur que les bruits du monde n’atteignent pas.

Dans l’Évangile, nous trouvons Jésus en plein territoire païen. Il n’hésite pas à sortir des frontières d’Israël. C’est une manière de dire que la bonne nouvelle n’est pas réservée à quelques-uns mais au monde entier. La guérison du sourd-muet nous montre que Jésus rétablit la pleine communication de Dieu avec les hommes ; cet homme porté par Jésus devient le symbole du non-croyant qui effectue un chemin vers la foi. Sa surdité exprime l’incapacité d’écouter et de comprendre les paroles des hommes mais aussi la Parole de Dieu.

Deux gestes sont mis en évidence : il touche les oreilles et la langue du sourd-muet. Puis les yeux levés vers le ciel, il dit : « Ouvre-toi ». Alors les oreilles du sourd s’ouvrent, le nœud de sa langue se délie et il se met à parler correctement. “ De la même manière, Jésus veut nous rejoindre. Aujourd’hui comme autrefois, il continue à nous dire : « Ouvre-toi ! »  Les problèmes socio-économiques ne peuvent être résolus qu’avec l’aide de toutes les formes de solidarité : solidarité des pauvres entre eux, des riches et des pauvres, des travailleurs entre eux, des employeurs et des employés dans l’entreprise, solidarité entre les nations et entre les peuples. La solidarité international est une exigence d’ordre moral. La paix du monde en depend pour une part. “ (CEC 1941).

 Théodore C. Loko   

Ambassadeur Théodore C. Loko
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