La promesse des fleurs dans la charité

Ssa

Ssa

Un jubilé d’or retentissant ! C’est le moins que l’on puisse dire depuis deux ans que les Soeurs de Saint Augustin du Bénin ont lancé les préparatifs de leur cinquantenaire de fondation. Chaque mois, pour ne pas dire chaque semaine, chaque démembrement diocésain de l’Institut au Bénin abrite une action de grâce, qui avec les parents, qui avec les femmes, qui avec les personnes vulnérables. Le colloque scientifique organisé au cours des journées-mémoires de leur fondateur, Bernardin Cardinal Gantin, a été plus qu’une réussite. Cerise sur le gâteau, la messe solennelle de clôture de ce jubilé d’or a été présidée par un haut dignitaire de l’Église catholique, Robert Cardinal Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements. Il a exhorté les jubilaires à ne point s’éloigner de la devise de leur congrégation : « Unir dans la charité ».

Cinquante bouquets de fleurs de couleurs vertes, blanches et jaunes portés en file indienne par cinquante religieuses et soigneusement disposés dans l’église, c’est le décor qu’offrent les Soeurs de Saint Augustin du Bénin à l’entame de la messe de leur jubilé d’or de fondation. Ceci, après le mot d’accueil au Cardinal Robert Sarah et la lecture des différents messages affectueux adressés à la congrégation jubilaire. Pour la circonstance, l’eucharistie a été présidée par le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la congrégation du culte divin et la discipline des sacrements. Elle a été concélébrée par le représentant du Saint-Père au Bénin, Mgr Brian Udaigwe ainsi que l’archevêque d’Aix-en-Provence et Arles (France), Mgr Christophe Dufour, l’évêque du diocèse de Keta-Akatsi au Ghana, Mgr Gabriel Edoe Kumordji et la quasi totalité des archevêques et évêques béninois avec plus de 200 prêtres pour le sacrifice saint.

Dans son mot de bienvenue, Mgr Roger Houngbédji, archevêque de Cotonou, a exprimé au Cardinal de Cotonou, a exprimé au Cardinal Sarah, tout le bien que l’Église au Bénin pense de lui. « Éminence, par votre ministère de « gardiens » du culte divin et de la discipline des sacrements, vous nous ramener sans relâche à l’essentiel de la foi, qui doi têtre célébrée avec ferveur et dignité, dans la beauté et le silence requis », confie le prélat. Saluant la vitalité et la générosité de la foi des Soeurs de Saint Augustin, l’archevêque de Cotonou les a invitées à méditer plus profondément sur la devise de l’Institut : « Unir dans la charité ». « Quoiqu’il arrive, mes enfants, il faut que ça réussisse ! ». Cette exhortation du Cardinal Bernardin Gantin a été reprise par son ami, Cardinal Sarah, dans le but d’inviter les Soeurs à rechercher la sainteté dans une vie communautaire axée sur la prière et la méditation quotidienne de la parole de Dieu. « Chères Soeurs, apprenez aussi le silence. Sans le silence, vous n’avez aucune chance de rencontrer Dieu », souligne-t-il. Il a instruit les nouvelles professessur les pièges d’un monde devenu de plus en plus matérialiste et sécularisé. Les multiples tâches humanitaires et sociales ne doivent aucunement prendre le pas sur leur volonté de « réveiller le monde, le sortir de sa torpeur, de sa tiédeur spirituelle ». « Il s’agit pour vous, chères Soeurs de Saint Augustin, de donner votre vie, sans réserve et sans compromis, vie, sans réserve et sans compromis, à Dieu et à tous vos frères et soeurs auxquels l’Église vous envoie », précise-t-il. « Aimez-vous les unes les autres tendrement et soyez des saintes », leur recommande-t-il. Par ailleurs, le Cardinal Sarah a mis un accent particulier sur le sens de la vie religieuse et ses exigences. Car, « choisir la pauvreté, le célibat consacré et l’obéissance, c’est notamment renoncer à la propriété individuelle, à fonder une famille humaine et à exercer un pouvoir sur les autres ». Après son homélie, trois novices, Euphrasie Afiavi Gougni, Perpétue Vigninou Agoïnon et Geneviève Mahugnon Anagoko ont fait leurs voeux temporaires dans l’Institut des Soeurs de Saint Augustin.

À leur suite, les Soeurs Aimine Hounhoui, Vivienne Agossou, Pauline Sodoté et Sophie Solange Tao Mama ont signé l’acte de la congrégation augustinienne après avoir affirmé haut et fort, leur volonté d’y appartenir définitivement. En plus de l’hommage à leur fondateur, six autres religieuses et l’une des pionnières, Soeur Georgette Boko, ont renouvelé leurs voeux au cours de la même célébration après vingt cinq ans et 50 ans de vie religieuse. La gratitude à la congrégation des Soeurs de Notre-Dame des Apôtres, le mot de remerciement de la Mère Emma Gbaguidi, l’envoi en mission de toutes les Soeurs de Saint Augustin du Bénin et la bénédiction finale sont venus achever l’action de grâce au Seigneur.

Portrait Florent Houessinon

Florent Houessinon

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *