Communier davantage à la vie de Marie

Marie

 

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Du 17 au 19 août 2018, la 64e édition du pèlerinage national à la grotte mariale Notre-Dame d’Arigbo de Dassa-Zoumè a été chose effective. Pendant trois jours, plus de 20.000 pèlerins ont fait montre d’une forte dévotion à Marie selon un programme de pèlerinage fait de chemin de croix, de confession, de communication et de messes dont l’action de grâce de clôture présidée par Mgr Denis Grondin, archevêque de Rimouski au Canada et concélébrée par Mgr Gaétan Proulx, évêque de Gaspé au Canada, le Nonce apostolique et douze évêques béninois avec plus de180 prêtres à l’autel.

Route dégagée, aplanie et asphaltée, grotte mariale assainie, dispositif sécuritaire renforcé,voilà autant de mesures prises par le comité d’organisation du pèlerinage annuel national à la grottemariale de Dassa-Zoumè. Les témoignages sur ce pèlerinage ont fait prendre conscience aux fidèles de la nécessité d’ériger la Vierge Marie comme un modèle de vie. Et pour les nourrir dans la foi, la conférence épiscopale du Bénin a proposé à la méditation cette année un thème tiré du Magnificat : « Désormais, tous les âges me diront bienheureuse ». À la messe d’ouverture de ce grand rassemblement, Mgr François Gnonhossou, évêque de Dassa-Zoumè a insisté dans son homélie sur le but de l’édition de cette année : « louer le Seigneur avec Marie, elle qui, la première a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part de Dieu ». Au deuxième jour de ce rassemblement, ilest revenu au père Ludovic Gnansounou, curé de la paroisse saint Joseph de Savè, d’introduire les pèlerins dans la lumière du passage tiré du Magnificat. Se prêtant à cet exercice, le communicateur a d’abord situé le contexte biblique qui fonde la réalité du Magnificat avant de préciser sa place dans la piété ecclésiale. Si des passages de l’Ancien Testament lui ont servi d’appui, des péricopes du Nouveau Testament sont venus préciser les vertus de modestie et de simplicité de la mère de Jésus. « À y regarder de près, on se dit que la place de la Vierge Marie est assez discrète dans tout le Nouveau Testament. Sa présence est plus souvent évoquée que constante », affirme-t-il. Cependant, des signes contemporains fondent la dévotion à Marie et parmi ces signes, il cite : les nombreuses fêtes en l’honneur de Marie, la quantité prodigieuse de statues et d’images vénérées, les innombrables sanctuaires, l’abondance des prières, les lieux de pèlerinage dédiés à la mère de Dieu, etc. Ces signes sont pour lui la preuve que « toute l’existence terrestre de la Vierge est appuyée sur la foi ». Laquelle foi se traduit dans la béatitude du Magnificat. « Il s’agit d’une parole prophétique que l’Esprit prononce par la bouche de Marie, son épouse », renchérit le père Gnansounou.

Dans la suite de sa communication, il a évoqué les implications pastorales et théologiques de ce message pour la vie chrétienne car « le Magnificat de Marie pénètre l’Église tout entière, et invite chaque âme, qui s’unit à elle, à s’ouvrir à la Miséricorde divine ». En procédant à la clôture de cet événement de foi, l’archevêque de Rimouski a axé son homélie sur la responsabilité du règne de Dieu. Pour lui, le Magnificat « nous rappelle que ce qui est vrai marque la mémoire des générations et influence la transmission vivante et vivifiante ». « Le pèlerinage avec la Vierge Marie à Dassa, Notre-Dame de la paix d’Arigbo, nous invite à regarder celle qui nous enseigne la capacité de vivre notre vie intensément, à la manière de Jésus », rappelle-til. En cela, « Marie, la Vierge de l’écoute nous apprend à accueillir la parole de Dieu pour enraciner profondément notre relation vitale avec celui qui est la vie ». « La vie éternelle est relation, communion avec Dieu et avec les hommes », martèle-t-il. Sidéré face à l’effervescence du peuple de Dieu au Bénin, Mgr Grondin a tiré l’attention de ses confrères sur l’état de l’Église à Rimouski : la fermeture des églises, le vieillissement de la population, le peu de vocations sacerdotales. Ne voulant pas croire être la dernière génération à goûter le bonheur du Seigneur, il pense que cette situation a besoin d’être évangélisée pour rebondir avec l’esprit de joie et d’audace. À cet effet, Mgr Grondin invite toute l’assemblée à quitter l’étourderie et à prendre le chemin de la sagesse de Dieu. Voyant dans le partenariat entre les diocèses du Bénin et ceux de Rimouski et de Gaspé un signe de la fidélité du Seigneur, il a plaidé pour l’entretien de la charité d’une foi active de l’Église au Bénin. À la fin de la messe, le délégué de l’Union du clergé béninois a officiellement lancé les festivités du centenaire de l’ordinantion du premier prêtre béninois, père Thomas Mouléro.

Portrait Florent Houessinon

Florent HOUESSINON

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