Pourquoi un « coeur qui écoute » ?

Lectio Divina

Lectio Divina

Nous essayons, au fil des semaines, des mois, des années, de laisser notre coeur apprivoiser, ouvrir à la Parole de Dieu. Pourquoi cette insistance, pourquoi cet « acharnement » à chercher sans cesse la face de Dieu à travers la lecture, la méditation, la « rumination », la contemplation de sa Parole ?

Tout simplement parce que c’est là notre vocation fondamentale d’homme et de femme « créés à l’image et à la ressemblance de Dieu ». Ce n’est pas l’affaire des moines, des consacrés ; pas du tout ! Tout baptisé est appelé, « destiné » nous dit St Paul, à reproduire le visage de Jésus, (cf. Rm. 8,29) à vivre de la vie divine, à demeurer dans l’amour de Dieu, Père, Fils et Esprit (cf. Jn 15,4).

C’est que, plus on se met à la recherche de la « face » de Dieu, à travers la Parole qui nous est donnée, plus on devient « accro », c’est-à-dire que peu à peu, on ne peut plus s’en passer, on a « besoin » de revenir à la source, boire à la fontaine et « goûter » combien le Seigneur est bon.

Nous avons beaucoup de désirs, d’espoirs qui remplissent nos journées, mais nous nous rendons compte, que ces désirs ne peuvent jamais nous combler totalement. Saint Augustin a bien fait l’expérience : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre coeur est sans repos, tant qu’il ne demeure en toi ». Pour chacun de nous, c’est tout pareil, mais parfois, nous sommes si occupés à chercher autre chose, que nous n’en sommes même pas conscients.

Et cependant, pour peu que l’on veuille se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, avec courage, humilité, capable d’accueillir, de chercher longtemps, obstinément, alors nous serons comblés. Pas forcément de la manière dont on s’y attendait, maison recevra la grâce de ne plus pouvoir « lâcher », de revenir, jour après jour, à la recherche de « celui que notre coeur aime ».

Alors, nous entrons déjà un peu, mais nous entrons quand même, dans ce bonheur qui fera notre vie éternelle, nous sommes peu à peu pénétrés par l’amour de Dieu pour nous, et nous devenons capables de le transmettre aux autres.

« Ah ! vous tous qui avez soif, venez voici de l’eau, même si vous n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ; venez, achetez sans argent, sans payer, du vin et du lait. Pourquoi dépenser de l’argent pour autre chose que du pain, et ce que vous avez gagné, pour ce qui ne rassasie pas ? Ecoutez, écoutez-moi et mangez ce qui est bon ; vous vous délecterez de mets succulents. Prêtez l’oreille et venez vers moi, écoutez et vous vivrez. » (Is 55, 1-3)

La Rédaction

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