Prions pour notre Pays !

Prions pour notre pays

Prions pour notre pays

Mgr Christophe Adimou : 20 ans déjà ! Faire mémoire d’un tel prélat, c’est rappeler le type de pasteur qu’il fut, non sans spécifier que c’est lui qui vécut les heures chaudes de la période révolutionnaire où le guide philosophique était le Marxisme-Léninisme, deux années seulement après le coup d’État militaire du 26 octobre 1972. C’est dire qu’en plus des préoccupations liées à la pastorale, le prélat devrait gérer 17 années durant, les contraintes et les contrariétés d’un pouvoir politique dont les options fondamentales faisaient antithèse avec la doctrine et les exigences de foi de l’Église catholique romaine. Comme on devait s’en douter, il s’est montré chrétien jusqu’au bout, avec une très haute conscience de sa charge de prélat. S’il est vrai qu’il n’habitua pas les Béninois et tout particulièrement ses fidèles catholiques à des propos et déclarations qui pourfendraient le système révolutionnaire et ses dirigeants de l’époque, il n’est pas moins vrai que dans la prière, le jeûne, des orientations et des conseils très avisés, il indiquait à sa manière, les voies à emprunter, chaque fois et toutes les fois que les situations semblaient se compliquer. C’est donc conscient et convaincu de ce que pour le chrétien, la prière est l’une des armes les plus puissantes, qu’il initia des prières pour notre pays le Bénin qui, avait commencé par sombrer dans les années 1980, avec des dirigeants révolutionnaires qui ne savaient plus où donner de la tête. La situation sur le plan social était telle que les indicateurs économiques et financiers qui clignotaient du rouge, ne permettaient plus aux gouvernants, d’honorer des engagements de souveraineté, dont le paiement des salaires aux fonctionnaires. Il fallait donc attirer leur attention sur le chaos dans lequel pourrait sombrer le pays, s’ils ne se ravisaient pas ! Tout en oeuvrant dans l’ombre, pour qu’il n’en soit pas ainsi, pour le Bénin, Mgr Adimou et toute la Conférence épiscopale du Bénin, ont insisté davantage pour que les chrétiens, et tout particulièrement les catholiques, prient pour leur pays. Les plaquettes de prières spéciales, consacrées au Bénin, en disent long, et sont encore d’actualité, par ces temps où sur le plan socioéconomique la situation n’est pas encore si reluisante que cela, en attendant que les réformes engagées par nos gouvernants actuels portent leurs fruits. Eux qui ont certainement conscience de ce que, des initiatives restent à prendre et des efforts à faire pour redonner confiance et espoir au peuple. Ne le perdons pas de vue, une fois élus, nos dirigeants, nos députés et tout autre compatriote à qui une parcelle de pouvoir a été déléguée par le peuple souverain, doit savoir que ce qui est prioritaire, c’est la recherche des voies et moyens par lesquels il faut garantir le bien-être social à tous. Il est plutôt question de légiférer, de gérer et d’administrer dans l’intérêt supérieur de la nation. L’intérêt supérieur de la nation s’entendant ici par l’intérêt de la grande majorité des compatriotes souvent abusés, au lendemain des élections, après qu’on leur a promis, que tout se ferait avec eux et pour eux, quelles que soient les options et situations auxquelles seront confrontés les gouvernants ou nouveaux maîtres des lieux. Hélas ! Et comme le recommandait Mgr Christophe Adimou : La prière, encore la prière et toujours la prière, sans résignation, mais certainement avec l’espoir que Dieu nous exaucera, afin que les vieux démons de la haine, de la vengeance, de l’exclusion, de la division, de l’entêtement et de l’aveuglement soient pour de bon exorcisés, pour le bonheur de notre pays. Car faut-il le rappeler, ce sont autant de maux et situations exécrables qui nous ont conduits à l’historique conférence nationale au terme de laquelle, l’autre s’est exclamé : « Nous avons vaincula fatalité ! » Remettrons-nous en cause cet historique espoir, en faisant passer par pertes et profits tous les acquis du Plm Alédjo, d’il y a 28 ans, et en faisant retourner dans sa tombe Mgr Isidore de Souza et tous les autres grands acteurs de ce succès de notre conférence nationale ?

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Abbé Crépin M. Acapovi, directeur de publication

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