Le Saint Sacrement

3juin 2018 Pain Hebdomadaire du Catholique par Théodore C. Loko

3juin 2018 Pain Hebdomadaire du Catholique par Théodore C. Loko

 

Le Pain hebdomadaire du catholique – Dimanche 03 juin 2018

Textes du jour

Première lecture : Exode 24, 3-8

Psaume : 115

Deuxième lecture :  Hébreux 9, 11-15

Evangile :  Marc 14, 12-16. 22-26

Commentaire

Dimanche dernier, nous avions bien lu et entendu à travers la dernière phrase de l’Evangile que Jésus a promis d’être avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps.  Il est donc hautement convenable que le Christ ait voulu rester présent à son Église d’une façon unique. 

Puisque le Christ allait quitter les siens sous sa forme visible, il voulait nous donner sa présence sacramentelle ; puisqu’il allait s’offrir sur la Croix pour nous sauver, il voulait que nous ayons le mémorial de l’amour dont il nous a aimés » jusqu’à la fin  » (Jn 131), jusqu’au don de sa vie. En effet, dans sa présence eucharistique il reste mystérieusement au milieu de nous comme celui qui nous a aimés et qui s’est livré pour nous (cfGa 220), et il le reste sous les signes qui expriment et communiquent cet amour  : L’Église et le monde ont un grand besoin du culte eucharistiqueJésus nous attend dans ce sacrement de l’amour. (CEC 1380).

Nous célébrons aujourd’hui la fête du Corps et du Sang du Christ. Pour comprendre cette fête, il faut se rappeler que le mot « Corps » n’a pas la même signification qu’aujourd’hui. Dans le monde de la Bible, il ne désigne pas seulement le Corps physique mais la personne tout entière. Quand nous lisons que Jésus livre son Corps pour nous et pour la multitude, cela signifie qu’il s’est entièrement donné pour le salut du monde. 

Dans la première lecture, l’alliance au Sinaï entre Dieu et son peuple est conclue dans une liturgie où s’entremêlent rituel de la parole et rituel du sang. Moïse n’est pas dans le rôle des sacrificateurs qui immolent les taureaux (il confie cette fonction à de jeunes garçons). Il veut avant tout  préparer le peuple à recevoir pleinement les paroles de la Loi que lui a adressées le Seigneur. Il commence par leur rapporter une première fois ces paroles, et, après avoir entendu en réponse l’engagement de fidélité du peuple, il les écrit dans « le livre de l’alliance » Puis il érige un  autel figurant la présence du Seigneur et douze pierres représentant Israël. Il asperge alors du sang du sacrifice l’autel et, après une lecture des paroles du livre suivie d’un nouvel engagement, asperge le peuple et proclame l’alliance que Dieu a conclue avec lui. Moïse ratifie, par ces deux gestes d’aspersion qui entourent la lecture des paroles, l’engagement de fidélité du peuple à la Loi « base » de l’alliance.
Cette alliance préfigure celle que le Christ viendra sceller dans son propre sang par le don de sa vie.

Jésus avait déjà annoncé à ses disciples, par trois fois, sa passion et sa mort (Evangile). Il va maintenant les annoncer dans le cadre rituel du repas pascal où se mêlent paroles et gestes. Jésus reprend la tradition juive : bénir le pain et le distribuer, bénir la coupe et la partager. Mais il donne à ces gestes un sens radicalement nouveau : en rompant et en donnant le pain, il dit : « ceci est mon  corps », annonçant ainsi que son corps sera « brisé ». En donnant la coupe à boire à ses disciples, il dit : « ceci est mon sang… versé pour la multitude ». Il annonce ainsi le don de sa vie et en fait connaître le sens : créer une alliance (nouvelle) entre Dieu et toute l’humanité. Au Sinaï, c’est l’aspersion du sang des animaux sur l’autel et sur le peuple qui avait scellé l’alliance. Ici Jésus dit que c’est lui-même, sa personne, désignée par son « corps », qui va s’offrir en sacrifice pour rétablir, après la rupture du péché, le lien de vie, désigné par son « sang », entre Dieu et l’humanité. Jésus est mort pour nous comme il a vécu pour nous depuis son entrée dans le monde. La mort a été pour lui le sommet et le couronnement d’une vie toute donnée. De ce don l’eucharistie est pour nous le mémorial vivant. Dans la liturgie de la messe, nous exprimons notre foi en la présence réelle du Christ sous les espèces du pain et du vin, entre autres, en fléchissant les genoux, ou en nous inclinant profondément en signe d’adoration du Seigneur.  » L’Église catholique a rendu et continue de rendre ce culte d’adoration qui est  au sacrement de l’Eucharistie non seulement durant la messe, mais aussi en dehors de sa célébration : en conservant avec le plus grand soin les hosties consacrées, en les présentant aux fidèles pour qu’ils les vénèrent avec solennité, en les portant en procession «  (MF 56).

 Théodore C. Loko   

Ambassadeur Théodore C. Loko
Lien vers son BLOG.

A lire aussi :

– Tous les Pains Hebdomadaire du Catholique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *