« Tout mettre dans la main de Dieu »

4février 2018 Pain Hebdomadaire du Catholique par Théodore C. Loko

4février 2018 Pain Hebdomadaire du Catholique par Théodore C. Loko

Le Pain hebdomadaire du catholique – Dimanche 4 février 2018

Textes du jour

Première lecture : Job 7, 1-4, 6-7

Psaume : 147

Deuxième lecture : 1 Corinthiens 9, 16-19, 22-23

Evangile : Marc 1, 29-39

Commentaire

Après la parole de Jésus qui libère et sauve (dimanche dernier), les textes liturgiques de ce dimanche nous enseignent que nous devons tout mettre dans la main de Dieu, et, à l’image de Jésus, militer aussi pour la mondialisation de la solidarité et de la fraternité à travers la constitutionnalisation et l’internationalisation des droits fondamentaux.

Qui me prendra par la main ? Quand pourrai-je me lever ? Ces questions parcourent les lectures de ce jour. Job (première lecture) est un homme intègre, droit, fidèle au Seigneur. Tout lui réussit jusqu’à ce que le malheur s’acharne sur lui sans qu’il ne puisse comprendre pourquoi.

Il se confronte alors à la solitude, à la suspicion de son entourage. Sa vie n’est plus que ténèbres agitées que reflètent ses nuits : quand pourrai-je me lever ?  Ne sont-ils pas aujourd’hui des millions de désespérés à travers le monde qui poussent – ou étouffent – ce cri ? Job était un homme riche et distingué. Il prenait soin d’offrir des sacrifices à Dieu et se pensait à l’abri des aléas de la vie. Et voilà que tout bascule. Ayant perdu ses biens, ses enfants, sa santé, il maudit le jour de sa naissance et demande à Dieu d’hâter celui de sa mort. Son existence n’a plus aucun sens à ses yeux.

À l’inverse de la belle-mère de Pierre (cf. évangile) empressée à servir, ou de Paul (2ème lecture) se faisant volontairement l’esclave de tous, il est réduit et contraint à une vie d’esclave. Ses nuits tourmentées résument toute sa situation. Son aspiration à voir pointer le jour pour pouvoir se lever cache-t-elle une lueur d’espérance ? Conscient de ce que sa vie ne tient qu’au souffle qui le traverse, au moins demeure-t-il tourné vers le Seigneur qui finira par lui répondre en vue de lui redonner vie.

Dès le début de son ministère à Capharnaüm (le village de la consolation), Jésus se présente comme celui qui nous libère de toutes les fièvres qui nous excitent ou nous clouent au lit. La fièvre c’est l’image du désordre, de tous les maux qui nous sortent de nous-mêmes, de la mort qui nous convoite. Jésus nous saisit par la main et nous fait lever. Il ne craint pas d’affronter la nuit, nos nuits : le soir venu, après le coucher du soleil, il guérit, expulse les démons qui nous agitent et nous tiennent enserrés.

C’est ainsi qu’il proclame l’Évangile et sa mission est de le faire partout : c’est pour cela que je suis sorti. Sorti de la maison, sorti du Père pour accomplir son œuvre de salut. Inutile de le retenir, de se l’approprier. Il faut au contraire se laisser entraîner à sortir nous aussi : allons ailleurs… Redressé, remis en selle, nous pouvons reprendre notre place dans la vie. Mais peut-être l’occuperons-nous désormais différemment. Il se pourrait bien que la traversée victorieuse de l’épreuve nous conduise à privilégier l’essentiel, ce qui fait vivre, ce qui donne saveur à la vie. Comme la belle-mère de Pierre nous servirons la communauté (Elle les servait dit Marc repris par Luc, tandis que Matthieu préfère dire « elle le servait », lui, Jésus seul).

Ou bien, comme Paul, nous éprouverons l’impérieuse nécessité d’annoncer l’Évangile. Paul n’a-t-il pas lui aussi fait l’expérience d’être relevé et libéré de ses ténèbres par le Christ ressuscité (Ac 9, 1-20) ? Se lever est un des verbes privilégiés pour évoquer l’expérience pascale, passage des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie.

Qu’avec Jésus et à sa suite, nous annoncions la Bonne Nouvelle en en manifestant les signes. Que ceux qui sont dans le dénuement et le désespoir trouvent en nous des frères qui leur tendent la main et les relèvent. “Le devoir de rendre à Dieu un culte authentique concerne l’homme individuellement et socialement. » C’est là  » la doctrine catholique traditionnelle sur le devoir moraldes hommes et des sociétés à l’égard de la vraie religion et de l’unique Église du Christ  » (DH 1).

En évangélisant sans cesse les hommes, l’Église travaille à ce qu’ils puissent  » pénétrer d’esprit chrétien les mentalités et les mœurs, les lois et les structures de la communauté où ils vivent  » (AA 10). Le devoir social des chrétiens est de respecter et d’éveiller en chaque homme l’amour du vrai et du bien. Il leur demande de faire connaître le culte de l’unique vraie religion qui subsiste dans l’Église catholique et apostolique (cf. DH 1). Les chrétiens sont appelés à être la lumière du monde (cf. AA 13).

L’Église manifeste ainsi la royauté du Christ sur toute la création et en particuliersur les sociétés humaines (cf. Léon XIII, enc.  » Immortale Dei  » ; Pie XI, enc.  » Quas primas « ).” (CEC 2105).

 Théodore C. Loko   

Ambassadeur Théodore C. Loko
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