Visage de miséricorde

Lectio DIvina

Lectio DIvina

Quel que soit le passage de l’Evangile que la Liturgie ou notre propre Lectio Divina nous présente, nous rencontrerons toujours le visage du Christ. Un visage qui nous révèle l’amour du Père, et qui nous invite à notre tour à aimer.

Car c’est cela le « grand commandement », le seul et unique commandement du Christ : Aimer ! Se savoir aimer et aimer à notre tour ! « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit ». Voilà le grand, le premier commandement.

Et le second lui est semblable : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Mt 24.

L’Evangile nous met au cœur du message de Jésus, au cœur de la révélation de notre Dieu. Oui, Dieu n’est qu’amour, il ne peut dire que l’amour, il ne peut que nous aimer, car il est l’Amour. Comme nous sommes parfois si loin de ce vrai visage de Dieu ! Comme notre foi est pauvre, notre cœur fermé à l’amour. Nos comportements nous trahissent. Nous chantons de tout notre cœur l’amour de Dieu, puis, lorsque vient l’épreuve, nous doutons, nous cherchons « ailleurs » des solutions, des protections contre le mal qui nous assaille.

Oui, notre foi est faible, et notre amour fragile. Il est réconfortant de relire les prophètes pour savoir que le peuple choisi n’était pas plus brillant que nous ! Après avoir été infidèle, le peuple se repentit pour la énième fois et veut revenir à Dieu. Mais Dieu connaît nos cœurs chancelants, il sait que nos retournements se feront suivre par de nouveaux égarements !

« Que te ferai-je, Ephraïm ? Que te ferai-je, Juda? Car votre amour est comme la nuée du matin, comme la rosée qui tôt se dissipe. C’est pourquoi je les ai taillés en pièces par les prophètes, je les ai tués par les paroles de ma bouche; et mon jugement surgira comme la lumière. Car c’est l’amour qui me plaît et non les sacrifices, la connaissance de Dieu plutôt que les holocaustes » (Os 6, 4-6).

Jésus ne disait-t-il pas la même chose à ceux qui le suivaient : « Ce peuple m’honore des lèvres ; mais leur cœur est loin de moi. Vain est le culte qu’ils me rendent, les doctrines qu’ils enseignent ne sont que préceptes humains. Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des homme » (Mc 7, 6-8).

Ne pourrait-il pas en dire autant aujourd’hui ? Comment nous convertir, nous retourner vers le Seigneur dont le visage de miséricorde se penche sur notre faiblesse, comme un Père qui prend en pitié son enfant qui s’égare ? Nous ne pouvons que « crier notre détresse », revenir, encore et toujours à méditer sa Parole afin de la mettre en pratique dans nos vies.

Oui, donne-nous, Seigneur, un cœur qui écoute ta Parole, et qui en vive !

La rédaction

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