novembre 22, 2018
Dossier

Que le synode apporte un souffle nouveau aux mouvements d’action catholique de jeunes

15e ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU SYNODE DES ÉVÊQUES

(Entretien exclusif avec le père Jonathan Capo-Chichi, aumônier national des jeunes)

À cinq jours du démarrage des travaux du synode des évêques consacré à la jeunesse, le père Jonathan Capo-Chichi, aumônier national des jeunes au Bénin, dans un entretien revient sur quelques réponses apportées aux questions par les jeunes lors de la phase préparatoire. Par ricochet, il lève un coin de voile sur les attentes des jeunes par rapport à cette rencontre historique qu’organise l’Église.

« Chers jeunes, lançait le saint Pape Jean-Paul II aux jeunes, vous êtes l’espérance de l’Église, vous êtes mon espérance ». La jeunesse, c’est généralement le moment de tous les rêves et de toutes les ambitions, où l’on se fixe un idéal à atteindre. La jeunesse incarne l’espoir. Des plans et des projets fourmillent dans la tête et cela crée une agitation, pour le moins qu’on puisse dire, fébrile. Il se fait malheureusement que parmi les jeunes que nous accompagnons, certains sont en perte de repères et ne savent exactement pas ce que leur réserve l’avenir. L’horizon leur semble fermé. Questionnez- les sur leurs motivations profondes? Ils vous répondront qu’ils ne savent pas quoi faire. La pénurie des vocations pour le service de Dieu s’explique aussi par cette absence de choix radical observé à leur niveau. Un problème de discernement et d’orientation se pose donc de façon cruciale aujourd’hui pour notre jeunesse. Du 19 au 24 mars 2018, sur l’invitation du pape François, 300 jeunes du monde entier se sont retrouvés à Rome en prélude au Synode des évêques sur les jeunes, la foi et le discernement

À cinq jours du démarrage des travaux du synode des évêques consacré à la jeunesse, le père Jonathan Capo-Chichi, aumônier national des jeunes au Bénin, dans un entretien revient sur quelques réponses apportées aux questions par les jeunes lors de la phase préparatoire. Par ricochet, il lève un coin de voile sur les attentes des jeunes par rapport à cette rencontre historique qu’organise l’Église. vocationnel, qui se tiendra à Rome du 3 au 28 octobre 2018. Avant cette rencontre, un questionnaire avait été élaboré par le Secrétariat général du Synode que les jeunes ont travaillé. Le résultat envoyé à Rome devait servir à l’élaboration de l’Instrumentum laboris (document de travail) du Synode. Qu’est-ce qui préoccupe les jeunes en général ?

Les jeunes souhaitent que ce synode apporte un souffle nouveau en matière de suivi et d’accompagnement des mouvements d’action catholique de jeunes.

En parcourant les réponses apportées par les jeunes de nos diocèses au questionnaire, il ressort que plusieurs jeunes se préoccupent de l’avenir qui leur paraît sombre. La plupart se plaignent du manque d’emploi aujourd’hui. Le chômage fait des ravages dans le rang des jeunes et ouvre la voie à la délinquance juvénile, à la déperdition des valeurs morales, à l’alcool et à la drogue. Dans beaucoup de réponses se trouve exprimé le souhait que l’Église se préoccupe davantage de la question de l’emploi et aide surtout les jeunes à s’insérer dans la vie professionnelle en créant des structures pourvoyeuses d’emplois. Ils estiment qu’ils s’engagent très bien dans les mouvements d’action catholique, mais ne sentent pas l’Église pleinement engagée en retour à leur offrir des opportunités d’emploi. La recherche du gain facile pousse bon nombre de jeunes dans l’univers du business avec le phénomène de l’arnaque qui est devenu de nos jours un véritable cancer économique.En parcourant les réponses apportées par les jeunes de nos diocèses au questionnaire, il ressort que plusieurs jeunes se préoccupent de l’avenir qui leur paraît sombre. La plupart se plaignent du manque d’emploi aujourd’hui. Le chômage fait des ravages dans le rang des jeunes et ouvre la voie à la délinquance juvénile, à la déperdition des valeurs morales, à l’alcool et à la drogue. Dans beaucoup de réponses se trouve exprimé le souhait que l’Église se préoccupe davantage de la question de l’emploi et aide surtout les jeunes à s’insérer dans la vie professionnelle en créant des structures pourvoyeuses d’emplois. Ils estiment qu’ils s’engagent très bien dans les mouvements d’action catholique, mais ne sentent pas l’Église pleinement engagée en retour à leur offrir des opportunités d’emploi. La recherche du gain facile pousse bon nombre de jeunes dans l’univers du business avec le phénomène de l’arnaque qui est devenu de nos jours un véritable cancer économique.

Les jeunes attendent que l’Église ait une plus grande attention à leurs préoccupations et les aide à trouver la clef d’un avenir certain.

 D’autres jeunes, dans leurs réponses, ont reconnu que la formation reçue ne cadre pas toujours avec les exigences actuelles et n’offre pas la possibilité d’exercer ce que l’on a appris. Pour d’autres encore, les conditions actuelles de vie, avec le développement des nouvelles technologies, la dictature du relativisme, le rejet des valeurs chrétiennes, etc., ne permettent pas de consacrer du temps à Dieu ou de répondre à son appel pour le servir dans le sacerdoce ou la Les jeunes attendent que l’Église ait une plus grande attention à leurs préoccupations et les aide à trouver la clef d’un avenir certain. vie consacrée. Du coup, beaucoup de jeunes sont déboussolés et ne croient plus en l’avenir. La conclusion se résume en un double questionnement : pourquoi donc nourrir des rêves s’ils ne seront pas réalisés ? Pourquoi se donner tant de peine si l’on ne va pas obtenir de résultat satisfaisant ? Les jeunes attendent donc que l’Église ait une plus grande attention à leurs préoccupations et les aide à trouver la clef d’un avenir certain. Plusieurs jeunes expriment le besoin d’une Église plus proche d’eux et préoccupée de leurs problèmes. Beaucoup de jeunes ont soif de formation et souhaitent que leur soient consacrés des moments de formation humaine, intellectuelle et spirituelle dans un monde de plus en plus exigent, où les contre-valeurs sont érigées en valeurs. Alors que la plupart des familles démissionnent, les jeunes attendent donc beaucoup de l’Église, mère et maîtresse. Un grand nombre de réponses aborde l’absence des aumôniers aux mouvements et groupes de jeunes qui leur sont confiés. Les jeunes souhaitent que ce synode apporte un souffle nouveau en matière de suivi et d’accompagnement des mouvements d’action catholique de jeunes.

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

un + 3 =