janvier 22, 2022
Comprendre la Parole

L’Avent

L’année liturgique C s’ouvre avec le temps de l’Avent. Qu’elle soit spirituellement fructueuse pour chacun de nous! Dès les débuts de la nouvelle année liturgique, les préparatifs en vue de la naissance de Jésus entrent immédiatement dans les grandes préoccupations. C’est le moment de comprendre que chaque début d’année liturgique inscrit Dieu dans l’histoire des hommes qui doivent se mettre en devoir de marquer leur temps au rythme du temps divin. Jérémie active l’espérance du peuple et tourne les regards vers les promesses de bonheur faites par le Seigneur à la maison d’Israël : « en ces jours-là, je ferai germer pour David un germe de justice qui exercera droit et justice dans le pays ». Le ton du psalmiste du jour vibre au même diapason : à sa conviction héritée des Sages d’Israël, qu’une récompense terrestre est accordée au juste, il ajoute l’espoir des Juifs revenus de l’Exil dans la pleine jouissance du pays des ancêtres. Le décor est planté et les espoirs sont aiguisés : Il vient le Dieu d’Israël. Sa venue embarque les hommes dans une tension de l’attente, une grande préparation.

Jésus parle de sa venue

Jésus utilise un style apocalyptique pour parler de sa venue. Ce style qui a cours au temps de Jésus, vient prendre les relais du prophétisme deux siècles avant lui quand toutes les prophéties ont déçu. Le peuple de Dieu qui croyait à la terre de liberté promise par Dieu se voyait subjugué par des Empires païens qui se succédaient à sa tête. C’est dans ce contexte qu’est advenue la première venue de Jésus. Mais pour nous aujourd’hui, la venue de Jésus s’inscrit triplement dans le temps : il est venu, il vient, il viendra. L’évangile du jour parle de sa venue définitive qu’il nous faut préparer. Chaque Avent dont l’année liturgique nous gratifie nous offre la précieuse occasion de prendre la mesure de l’importance de cette préparation qui doit être une constante dans la vie chrétienne. Dans cette dynamique, saint Paul exhorte les Thessaloniciens à croître dans l’amour les uns pour les autres, et à s’affermir dans la sainteté. Le langage apocalyptique qui fait voir des signes dans le soleil, la lune et les étoiles est un lieu qui doit provoquer notre conversion. Pour connaître son avenir, l’homme interroge habituellement les astres parce qu’il les déifie. Et voilà qu’eux-mêmes sont soumis aux changements et ne tiennent pas. Il nous reste seulement à être éveillés et à attendre dans la prière le seul vrai Dieu qui vient, en vivant dans l’amour et la sainteté.

Dans ma vie

Comme le peuple de Dieu, nos espoirs déçus nous font interroger les astres, les horoscopes, les idoles. Avons-nous compris que ces choses sont du néant et sont elles-mêmes sans avenir ?

À méditer

Il nous reste seulement à être éveillés et à attendre dans la prière le seul vrai Dieu qui vient, en vivant dans l’amour et la sainteté.

Père Antoine TIDJANI
BIBLISTE

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