février 24, 2021
Le Chiffre de la semaine

1349,914

Le budget général de l’État de cette année 2021 s’équilibre en ressources et en charges à 2452,192 milliards de Fcfa. Pour la mobilisation des ressources, le Bénin attend des partenaires internationaux une contribution de 1102,272 milliards de Fcfa. La différence, soit 1349,9414 milliards de Fcfa, constitue les ressources propres à mobiliser à l’interne. Il s’agit essentiellement des taxes, impôts et autres frais à collecter par les régies financières béninoises. Pour ce faire, il est attendu de la Direction générale des douanes et droits indirects, 432, 514 milliards pour le compte de l’année 2021. Il revient à la direction générale des impôts de mobiliser la plus grosse part, soit 599,400 milliards de Fcfa. Ici, les impôts sur les revenus, les bénéfices et gains en capital vont augmenter de plus de 23%. C’est dire que les pressions fiscales vont s’accroître. La part des contributions des sociétés et entreprises d’État, de certaines recettes non fiscales comme celles des redevances des Gsm et autres devraient s’élever à 318 milliards de Fcfa.

Toutes ces réalisations sont conditionnées par la prospérité des activités commerciales. Une remarque tout de même en regardant les chiffres de près : le budget de l’État exercice 2021 est financé à hauteur de 44,95% par l’extérieur. Ce qui porte la trame de la fragilité de l’économie béninoise. Or, la mobilisation des ressources internes propres est aléatoire au regard des facteurs endogènes et exogènes, surtout dans le contexte non maîtrisé de la Covid-19. Dès lors, il faut créer les conditions pour renforcer le tissu économique national. Le Bénin certes gagne déjà beaucoup de devises avec le coton. Mais il en gagnerait davantage avec des produits dont il regorge (orange, ananas, tomate, noix de cajou…). Le marché régional et international existe. Reste à mettre en perspective la production industrielle de ces produits et penser à leur  transformation sur place.

Smith

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