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25 ANS DU GRAND SEMINAIRE MGR LOUIS PARISOT : Former le prêtre pour les défis du monde actuel

Le Grand Séminaire de Théologie Mgr Louis Parisot de Tchanvédji, dans le Département du Mono, a clôturé le dimanche 12 décembre 2020, son jubilé d’argent et les 60 ans de décès de Mgr Louis Parisot.  Une messe pontificale célébrée par Mgr Victor Agbanou, président de la Conférence épiscopale du Bénin, et concélébrée par plusieurs évêques et des prêtres, a couronné les trois jours de commémoration.

Le Grand Séminaire de Théologie Mgr Louis Parisot de Tchanvédji, dans le Département du Mono, a clôturé le dimanche 12 décembre 2020, son jubilé d’argent et les 60 ans de décès de Mgr Louis Parisot.  Une messe pontificale célébrée par Mgr Victor Agbanou, président de la Conférence épiscopale du Bénin, et concélébrée par plusieurs évêques et des prêtres, a couronné les trois jours de commémoration.

A l’aube du samedi 12 décembre 2020, Mgr Antoine Sabi Bio, évêque de Natitingou, a posé un acte mémorable : la plantation de l’arbre du jubilé des 25 ans du Grand Séminaire Mgr Louis Parisot de Tchanvédji. à 10h, la procession s’est ébranlée depuis la cour du Séminaire jusqu’à la chapelle Notre-Dame des Lendemains Meilleurs. Présidée par Mgr Victor Agbanou, évêque de Lokossa et président de la Conférence épiscopale du Bénin (Céb), et concélébrée par Nosseigneurs Pascal N’Koué, Archevêque de Parakou, Antoine Sabi Bio, évêque de Natitingou et Clet Fèliho, évêque de Kandi, cette célébration eucharistique a connu la présence d’une centaine de prêtres, de nombreux religieux et religieuses, de même qu’une multitude de fidèles laïcs, au nombre desquels on compte d’éminentes personnalités politiques et administratives. à l’entame de la célébration eucharistique, le père Ambroise Kinhoun, Recteur du Grand Séminaire jubilaire, a rendu grâce à Dieu pour l’œuvre accomplie par le Seigneur dans cette maison de formation. Profitant de l’occasion, il a exprimé sa gratitude à l’endroit des artisans, chevilles ouvrières, dans la construction de ce deuxième Grand Séminaire de Théologie au Bénin, qui compte aujourd’hui « 758 Séminaristes dont 516 devenus prêtres ». De son côté, Mgr Antoine Sabi Bio, au cours de l’homélie, a reconnu dans cet événement l’œuvre de la Providence de Dieu à qui il exprime toute sa gratitude : « Seigneur, éternel est ton Amour ; n’arrête pas l’œuvre de tes mains. L’Amour de Dieu est concret dans l’histoire de ce Séminaire, avec tous les événements heureux et moins heureux qui lui ont permis de résister dans le temps et dans l’espace jusqu’à ce jour d’action de grâce ». à la fin de la messe, avant la bénédiction solennelle, l’abbé Hervé Gbayè, diacre officiant, a donné lecture de la lettre pontificale de la pénitencerie qui accorde les indulgences plénières à tous les pèlerins visitant la cité parisotaine durant cette année jubilaire.

Une préparation sapientielle et pastorale

La journée du jeudi 10 décembre dénommée « journée sapientielle », inaugurait le triduum jubilaire du Grand Séminaire Mgr Louis Parisot de Tchanvédji. Après la messe matinale, les parisotains se sont rassemblés dans la salle Mgr Robert Sastre pour écouter trois Anciens : Mgr Antoine Ganyè, les pères Louis Hondocodo et Cyprien Tindo. Selon le père Louis Hondocodo, les futurs prêtres doivent donner suite à l’héritage missionnaire des premiers hérauts autochtones de la mission d’évangélisation dans notre pays, dans la dynamique de l’appel du Pape Paul VI à Kampala en Ouganda. Pour ce faire, « il faut travailler à mettre en exergue la spiritualité africaine », a-t-il insisté. Pour sa part, le père Cyprien Tindo a partagé avec l’assistance une série de sept expériences majeures ayant marqué les cinquante années de son ministère sacerdotal. Dans son intervention, Mgr Antoine Ganyè, Archevêque émérite de Cotonou, a fait une relecture de « l’héritage des missions accomplies par les premiers missionnaires ». Il a présenté les chantiers sur lesquels l’église est actuellement absente.

La réflexion sur les curricula profanes

Inscrite dans une perspective à la fois académique et pastorale, la Journée théologique de ce jubilé avait pour thème général : « Nouveaux aréopages. Quel monde ? Quelle église ? Quel Prêtre ? ». En rassemblant prêtres et futurs prêtres, religieux et religieuses, universitaires et autorités politiques, fidèles laïcs et personnes de bonne volonté, cette Journée théologique du vendredi 11 décembre 2020 a décidé de penser profondément et dans l’interdisciplinarité, la dynamique nouvelle à insuffler à la formation des futurs prêtres, et de poser les lineamenta d’une réflexion sur certains défis pastoraux actuels. Selon le père Hippolyte Whannou de Dravo, président du Comité d’organisation, cette Journée vise à relever quelques défis majeurs : la remise en question du Christianisme comme porteur de sens et d’espérance, la montée en professionnalisme et en spécialisation des études et métiers profanes, et le défi de l’irruption de l’univers virtuel et sa fusion avec la réalité humaine. 

Trois panels et huit conférences ont meublé cette Journée. Intervenant dans le premier panel, le père Roger Anoumou et Mgr Aristide Gonsallo, évêque de Porto-Novo, ont abordé respectivement « le profil psycho-social du jeune des générations Y et Z », et « la direction spirituelle dans la formation des candidats au sacerdoce ». Le deuxième panel qui s’est penché sur certains problèmes existentiels majeurs du Béninois croyant, a été marqué par les communications du professeur Paul Christian Kiti, Maître de conférences à l’Université d’Abomey-Calavi, du père Rodrigue Gbédjinou, théologien, et du père Maximin Massi-Dazogbo. Le troisième panel a offert l’occasion d’un brassage entre l’expérience politique de l’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso, l’expertise professionnelle de Maître Huguette Bokpè-Gnacadja, et l’approche académique et pastorale du père Magloire Okry, éthicien et spécialiste des sciences du mariage et de la famille.

Armel HOUNKONNOU, Grand Séminariste

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