septembre 19, 2020
Jeunesse

Jeune, quel est ton idéal : Jésus ou le monde ?

Des maîtres, des guides et autres illuminés surgissent, arborent le titre du Bon Berger et tiennent un discours alléchant. Ils se font passer pour les détenteurs de la Vérité, qu’il faut absolument suivre. Mais, en fait, ils sont de véritables loups venus piller et saccager la bergerie. Avec le père Job Oladé Yaya, nous allons à la découverte de l’idéal que doit suivre le jeune aujourd’hui.

(Propos recueillis par Perpétue BABAYEDJOU)

Père, quel est l’idéal d’une vie, notamment pour les jeunes ?

L’idéal du Christ avec ses engagements et ses exigences est l’option fondamentale pour les jeunes. Ils doivent choisir le Christ pour leur bonheur et le bien de leur âme. L’âme est notre plus grand bien, c’est le chemin vers le Paradis. Il faut tout faire pour la garder pure, même au prix des plus grands sacrifices.

De fait, l’homme est appelé à garder intact un lien absolu avec le Créateur. Il doit rester en relation étroite, en communion pour accomplir convenablement sa mission afin de gagner sa vie. La relation avec Dieu s’établit par la communion avec Jésus. Le bonheur tant recherché par tous les humains ne peut s’obtenir, en effet, que dans la communion avec Celui qui est et demeure le Chemin, la Vérité et la Vie. Jésus est le Rédempteur des hommes. Avoir le Christ pour Idéal, c’est s’engager avec une conscience droite à l’imiter dans son enseignement. C’est aussi devenir son disciple à tout point de vue en prenant comme modèle le style de vie de Jésus. Et sa vie se résume en amour désintéressé, en esprit de sacrifice, en don de soi pour les autres et d’autres vertus corollaires.

Grâce à Lui, le salut nous a été offert. Par conséquent, marcher à la suite du Christ, le choisir, est gage du salut. Ce salut est très important pour l’homme et pour le jeune.

Quels risques courent les jeunes à ne pas choisir Jésus comme l’idéal de vie ?

Le Pape Émérite Benoit XVI affirmait que « la jeunesse est le temps où murissent les choix décisifs pour le reste de la vie ». Elle est la phase du développement de la personnalité. C’est l’âge des choix et c’est précisément en cela que réside sa fascination et sa tâche la plus grande.  La sequela Christi, marcher à la suite du Christ, n’est pas véritablement chose facile face à ce que le monde nous propose aujourd’hui. La jeunesse se trouve dans des sentiers périlleux où l’idéologie relativiste, avec ses structures opératoires, l’engage et la sollicite. Beaucoup de jeunes sont individualistes et méfiants envers tout le monde. Ils deviennent alors la proie facile d’offres déshumanisantes et de plans destructeurs qu’élaborent les groupes politiques ou des pouvoirs économiques.

Le monde actuel est anti-Christ quand il s’agit de l’imitation des vertus de sa vie. Le monde fait miroiter à la jeunesse l’égoïsme et la prospérité à tout prix. Toute chose qui s’oppose à l’Idéal qu’est le Christ. Ne pas Le choisir, c’est être conduit dans l’illusion de l’existence humaine, c’est se tromper. Voilà autant de choses qui plongent la jeunesse dans une impasse qui ne dit pas son nom.

3°   Ce choix de l’Idéal du Christ, que vous portez merveilleusement bien

à travers votre sacerdoce, a-t-il été facilement opéré par vous-même ?

« Le Christianisme n’est pas un ensemble de vérités à croire, de lois à suivre, d’interdictions. Il devient repoussant de cette manière. Le christianisme est une Personne qui m’aime tellement qu’Il demande mon amour. Le Christianisme, c’est le Christ », disait Saint Oscar Romero. Toutefois, choisir de suivre le Christ n’est pas chose aisée puisque la vie chrétienne est exigeante comme nous l’avons dit plus haut. Autant que notre âme désire s’attacher à ce qui demeure, autant notre chair cherche à nous en détourner. Comme Saint Paul le dit, il y a là un affrontement sérieux entre ces deux entités de l’homme. C’est par la prière que le discernement arrive à s’opérer simplement.

La clé de discernement est l’amour de Dieu par-dessus tout : Aimer Dieu de tout son cœur, de toute sa force, de toute son intelligence et de toute son âme. Il ne faut pas craindre la haine du monde puisque nous ne sommes pas fils de ce monde. Pour finir, je voudrais faire retentir l’appel qu’a lancé le Saint Père, le Pape François, à la jeunesse dans son Exhortation Apostolique Post-Synodale, Christus vivit :  « Chers jeunes, s’il vous plaît, ne regardez pas la vie à partir d’un balcon. Ne confondez pas le bonheur avec un divan et ne vivez pas toute votre vie derrière un écran. Ne survivez pas avec l’âme anesthésiée et ne regardez pas le monde en touristes. Car, tu ne parviendras pas à la pleine jeunesse, tu ne connaîtras la véritable plénitude d’être jeune, si tu ne rencontres pas chaque jour le grand ami, si tu ne vis pas dans l’amitié de Jésus ».

Chers amis, continuons à vaincre l’apathie, en donnant une réponse chrétienne aux inquiétudes sociales et politique, présentes dans les diverses parties du monde. Avec le Christ jeune ! On est ensemble !

Qu’est-ce qu’une Audience papale ?

Les audiences papales sont les rencontres que le Pape accorde aux personnes qui viennent l’écouter. Ces audiences sont de deux sortes selon le nombre de participants. Il y a les audiences générales et les audiences spéciales. Les audiences générales sont composées d’une catéchèse du Pape, d’une présentation des principaux groupes présents, de la prière du « Notre Père » et de la bénédiction apostolique. Cette forme d’audience remonte au Pape Pie XI qui l’a initiée  en 1925. Pour ce qui concerne les audiences « spéciales », c’est l’occasion pour le Saint-Père de recevoir des groupes particuliers.

Père Anaclet LISBOA

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