juillet 10, 2020
Editorial

Le temps de la prière

Dieu « rend leur poids aux jours, aux semaines, les achemine vers la joie ». Cette affirmation d’une hymne liturgique de la prière des Laudes du premier et du troisième dimanche du temps ordinaire, indique que le Seigneur est maître du temps et de tout ce qui s’y coule. Voilà qui doit donner sens et signification à ce que nous vivons chaque jour.

Depuis la Pentecôte, nous sommes entrés dans le temps liturgique ordinaire après les moments intenses de prière venus durant le confinement dû au Coronavirus. Le risque est grand de renouer avec le poids de nos habitudes qui s’expriment dans le relâchement et la banalisation de l’essentiel. Ce qui s’observe au niveau sanitaire en ce qui concerne le respect des gestes barrières, peut s’observer également au niveau de notre effort quotidien de prière.

Or, il n’y a pas de moments « perdus » à prier. Quand nous cherchons à passer à autre chose que la prière, à des activités qui paraissent bien plus essentielles à la réussite de notre journée, sachons que Dieu est tout à fait au courant de nos occupations quotidiennes, des choses indispensables à réaliser pour notre bonheur. En réalité, « perdre » du temps pour lui dans la prière, nous en fait finalement gagner pour tout le reste. 

C’est bien aussi ce que soulignent la vie et les œuvres de deux figures remarquables de la vie de l’Église naissante, les Apôtres Pierre et Paul dont nous célébrons la fête le lundi 29 juin prochain. Ces deux Apôtres sont unis dans leur amitié pour le Christ, par la joie de prier. Chacun à sa façon nous invite à faire confiance à Dieu en tout et partout, et à surtout lui consacrer nos activités quotidiennes.

Car si la prière élargit notre cœur et le rend capable d’aimer Dieu, elle élargit de ce fait le sens du temps qui s’écoule, en faisant de lui une offrande à Dieu.

Serge Bidouzo

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