juillet 10, 2020
Le Chiffre de la semaine

8.000

Lundi 15 juin 2020, le Gouvernement annonce la mise en œuvre du Programme spécial d’insertion dans l’emploi (Psie). Son entrée en vigueur va permettre de 2021 à 2024 à 8.000 jeunes diplômés sans emploi d’être engagés dans les entreprises publiques ou privées. 48 métiers de diverses branches professionnelles sont éligibles à ce programme. Ils auront à signer un contrat d’un an renouvelable une seule fois. Ceux qui se seraient fait remarquer par de bonnes performances pourraient être recrutés par leurs employeurs. 38 milliards de Fcfa sont affectés à ce Programme. Ils serviront pour l’État à prendre en charge les salaires de la première année du contrat. À la deuxième année, l’Exécutif supportera seulement les charges sociales. Il reviendra aux patrons des entreprises bénéficiaires de payer les salaires de cette année.

En soi, le Programme spécial d’insertion dans l’emploi (Psie) est une bonne initiative, car il va permettre de sortir du chômage pour au moins 12 mois, 8.000 jeunes en quête d’emploi. Mais dans le même temps, la conception du Programme appelle deux observations. La première, c’est que le Psie ne prend en compte que des domaines bien spécifiques. Ce qui fait qu’il va laisser sur le quai plusieurs dizaines de milliers de diplômés sans emploi. La deuxième observation est que l’on entre dans le Programme avec une forte probabilité d’en sortir après un an. Car après la première année du contrat, il faut bien que l’entreprise soit dans le besoin pour pouvoir garder le jeune et lui assurer un salaire régulier.

Dès lors, on aurait pu réorienter les 38 milliards. Par exemple, accompagner les jeunes sans emploi à monter de petits projets d’auto-prise en charge d’un million de Fcfa. Ce qui aurait permis de créer plus de 38.000 emplois.

Smith

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