juillet 14, 2020
Ecologie

Covid-19 : des leçons écologiques de la crise  

 

Avec la crise sanitaire que nous impose le coronavirus, officiellement appelé covid-19, des observateurs écologiques constatent une réduction considérable du CO2 dans notre environnement, et aussi une diminution au niveau de la pollution de l’air. Si de tels résultats positifs sont observés en pleine crise de pandémie, nous devons nous poser alors la question de savoir comment nous gérons la dégradation de notre environnement. Il est vrai qu’en économie, il est dit que la guerre est une source de relance économique. Et dans le cas de la crise sanitaire actuelle, on peut à première vue se dire que cette diminution du CO2 est liée à la fermeture de plusieurs sociétés de production et des sociétés de transport en commun. Mais cela n’empêche pas qu’on se pose la question de savoir si les dispositions qui sont prises jusqu’à présent pour gérer le problème de la crise écologique sont conformes à la réalité de cette crise.

La question doit être posée parce qu’au début de la pandémie du coronavirus, à tort ou à raison le pangolin, la chauve-souris et même le serpent ont été accusés. Parce qu’ils seraient des réservoirs pour le virus. C’est-à-dire que le virus vit en eux sans qu’ils ne souffrent de la maladie qu’engendre sa présence dans leur organisme. Si ces animaux sauvages vivent dans notre environnement aujourd’hui, c’est parce que nous avions détruit leur habitat à cause de nos politiques d’urbanisation et de modernisation. En acceptant de les avoir auprès de nous, parce qu’on aurait détruit leur milieu de vie, nous acceptons d’accueillir aussi les microbes qui vivent avec eux et en eux. Et en accueillant ces microbes dans notre environnement, nous nous exposons à leur effet négatif sur notre organisme. C’est pour cela qu’il importe que nous tirions aussi des leçons écologiques de cette crise du coronavirus. Que les leçons tirées ne soient pas seulement sur les points économique et sanitaire. Il nous faudra aussi être prêts à œuvrer pour arrêter à temps la déforestation et le commerce illicite des animaux sauvages, l’utilisation abusive des richesses de la mer et des cours d’eau. C’est la survie de l’espèce  humaine qui est en jeu.

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Père Bidossessi Aurel DOHOU

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