mars 31, 2020
Le Chiffre de la semaine

12%

L’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) réalise une étude dénommée Enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel (ERi-Esi 2018). Les résultats de ladite enquête ont été rendus publics en décembre dernier. Quelques chiffres : 61,6% des chefs d’unités de production informelles exercent des activités individuelles à domicile ; 53,8% de ceux qui mènent des activités de services de même que 41% des commerçants exercent leur profession sans aucun local fixe ; 26,5% de ceux qui exercent dans l’informel ont des difficultés pour s’approvisionner en matières premières. L’enquête fait également mention des difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs du secteur informel. La préoccupation majeure qu’on peut retenir se résume aux conditions d’accès aux crédits. En effet, le taux d’intérêt qui est souvent appliqué serait de l’ordre de 12%.

Malgré ce tableau, l’on doit noter deux choses. La première est que le secteur informel utilise beaucoup de personnes et nourrit directement ou indirectement des millions de Béninoises et Béninois. Cela suppose que l’on y accorde suffisamment d’attention pour en tirer le maximum de profit afin d’accompagner le développement du pays. Les initiatives existent déjà comme les micro crédits accordés à certains pour les soutenir dans leurs affaires. Des idées d’accompagnement en vue de la formalisation des acteurs du secteur informel avaient été agitées. En attendant de trouver les mécanismes qui conviennent, le plus pressant est de travailler sur les taux d’intérêt. Le Gouvernement en s’engageant à réglementer les usures, travaillera sans doute pour que le secteur informel très actif au Bénin ait accès aux crédits à des taux susceptibles de contribuer à la croissance économique et par ricochet au développement.

Smith

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