février 28, 2020
Le Chiffre de la semaine

1 million

 

Du 14 au 17 janvier 2020, 15 producteurs béninois de riz ont été initiés aux techniques chinoises en matière de production de cette céréale. Dans ce domaine précis, il n’est un secret pour personne que l’expertise de la République populaire de Chine est indéniable. D’où l’intérêt de cette formation. Il s’agira, au terme de la formation, pour les producteurs du riz béninois de doubler désormais la productivité du riz pour lequel le rendement varie entre 3,5 et 4 tonnes à l’hectare présentement. Si les conditions climatiques sont favorables, le rendement pourrait atteindre 9 tonnes à l’hectare, selon  un expert chinois. Fort de toutes ces potentialités révélées le directeur de la production végétale, Roland Justin Zoglobossou, indique que le Gouvernement a initié un programme d’urgence pour passer d’une production de 400.000 tonnes par an à 1 million de tonnes de riz paddy par an à l’horizon 2023. Et ceci à la suite du refus du Nigeria d’accepter du riz importé d’Asie ou d’autres pays hors d’Afrique sur son territoire.

À quelque chose malheur est bon, dit-on. La fermeture des frontières terrestres du Nigeria avec les pays voisins a donné des idées au Bénin qui regorge de potentialités en matière de production de riz : la vallée de l’Ouémé, le périmètre rizicole de Koussin-Lélé dans le Zou et beaucoup d’autres dans le septentrion. L’idée de former des producteurs est louable et doit être saluée. Mais le plus important, c’est le dispositif mis en place dans le temps et dans l’espace pour traduire dans les faits les enseignements reçus. Ce qui conduirait d’abord à l’autosuffisance, puis après l’exportation du riz béninois vers les pays de la sous-région. Des actions concrètes sont attendues des autorités agricoles dans ce sens afin que la formation ne se résume pas à de simples incantations.

 Smith

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